‹ La relation sur le Tonkin et la CochinchineChapitre 34 sur 35 · RENSEIGNEMENTS SIR LE TONQUIN · texte numérisé non relu

RENSEIGNEMENTS SIR LE TONQUIN

Il n'y a qu'une ville au Tonquin [186/2^2] elle est assez grande et murée, dans tout le reste du royaume il n'y a que des villages quelques-uns ont mille habitans.

Le Tonquin a 11 provinces assez grandes et bien peuplées, surtout celles qui sont voisines de la mer ; les provinces qu'on appelle xû, se divisent en phû qui sont comme autant de départemens quelquesunes en ont neuf ou dix ; les phû se divisent en huyen qui sont comme autant de Baillages, un phû a environ sept huyen ; les huyen se divisent en long et chacun a cinq ou six ; les long se divisent en xâ qui sont comme autant de paroisses et chaque long en a environ cinq ou six ; enfin les xâ se divisent en xôm ou villages ^.

Chaque province ou xû est gouvernée par un

1. Comparer MN. (I, p. 262) : c'est la Cochinchine qui a onze provinces. « Chacune d'elles forme un gouvernement, subdivisé en arrondissemens ; les arrondissemens en bailliages, les bailliages en communes... dans chaque bailliage, il y a deux mandarins, un militaire et un lettré... le mandarin militaire a le sceau, le lettré la signature ; leur concours est nécessaire pour la décision des affaires... » C'est ce que dit L. B. (p. 187) à propos de la province que MN. attribue au bailliage.

grand Mandarin nommé quanlon, chaque département ou phû a un mandarin de second ordre appelé ong-phu ; il y a dans chaque huyen ou baillage deux mandarins, l'un pour le civil et l'autre pour le militaire ; le long est un homme choisi par le peuple qui n'a pas le titre de mandarin ; on l'appelle seulement d'un nom distingué qui signifie apeuprès monsieur, sa principale fonction est de présider au Culte de Confucius ; dans chaque xâ ou paroisse, il y a deux ou trois hommes pour percevoir les impôts et maintenir le bon ordre ; quant il y a quelques procès à décider ou quelques autres affaires semblables, les anciens s'assemblent à cet effet, on peut en appeler aux tribunaux Supérieurs, chaque xom ou village a un homme chargé de porter les affaires à la paroisse.

(Tiré des Nouvelles des Missions Orientales.)

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