‹ La relation sur le Tonkin et la CochinchineChapitre 9 sur 35 · Chapitre XII. — De la Langue et des Arts du Tonquin (p · texte numérisé non relu

Chapitre XII. — De la Langue et des Arts du Tonquin (p

Sainte-Croix, bien qu'il ne cite pas le nom du missionnaire de qui il tient ses renseignements sur la Cochinchine et le Tonkin, ne songe pas le moins du monde, malgré le léger artifice par lequel il date sa Lettre de Tourane, à tromper le lecteur. Dans l'Avant-propos de son ouvrage, après avoir dit que les pays où il a recueilli le plus de faits, sont la côLe de Coromandel, les îles Philippines et la Chine, il n'hésite pas à écrire au sujet de la Cochinchine :

« Une relâche de peu de temps dans le royaume de

la Cochinchine n'aurait pu sans doute me mettre au fait de ce qui s'est passé dans ce pays, si je n'avais pas eu recours au zèle éclairé d'un missionnaire, qu'un long séjour dans ces contrées peu connues a instruit de beaucoup de faits particuliers à ce royaume. C'est à ce missionnaire que je dois les renseignemens dont je m'empresse de faire part au public. Je n'ai pas cru devoir rien changer au style simple de sa diction, dont il eût été peu convenable que je lui enlevasse le mérite (car c'en est un dans ce genre de narration), en donnant comme de moi un travail dont il doit rester l'unique auteur ^. »

Non content de cette déclaration, il la renouvelle dans le volume troisième, au cours de la petite introduction qu'il a faite aux Notions sur la Cochinchine et le Tonkin et, s'il ne publie pas encore le nom de l'auteur, il donne cependant les indications assez complètes pour qu'il soit permis de le découvrir ^.

« Après vous avoir parlé de l'Inde, des Philippines et de la Chine, je dois vous entretenir des dernières révolutions survenues à la Cochinchine et au Ton-

Page 1