Avant-propos, p. viij
2. Ce sont même ces indications qui nous ont mis, voilà plusieurs années déjà, sur la voie de la solution du problème. Certains rapports étroits entre le livre publié sous le nom de La Bissachère et le récit de voyage de John Barrow, paru en 1806, avaient éveillé déjà notre attention. L'honnêteté de Renouard de Sainle- Croix a confirmé des soupçons qui commençaient à naître ; il est à regretter toutefois que l'officier ne soit pas allé jusqu'à donner en toutes lettres le nom du missionnaire.
quin : je vais vous donner sur ces deux pays des renseignemens certains, et vous apprendrez avec plaisir que c'est en quelque façon à la France que le nouveau roi doit toute sa puissance. Une relâche de peu d'instans dans les parages de la Cochinchine n'aurait pu me mettre au fait de tout ce qui s'est passé d'intéressant dans ce pays. J'ai cru devoir m'en rapporter au zèle éclairé d'un missionnaire, M. de la B***, qui a vécu dix-huit ans dans cette contrée. Témoin des faits qu'il raconte, et des mœurs qu'il décrit, qui pouvait mieux que lui parler d'une région dont les vaisseaux de l'Europe n'ont encore reconnu que les côtes ? Attiré dans ces contrées par son zèle pour la propagation du christianisme, il y fut retenu pendant un grand nombre d'années. Aussi est-ce son ouvrage que vous lirez, et non pas le mien ; sous ces deux rapports, vous ne pourrez qu'y gagner ^...
« Ces éclaircissemens une fois donnés, je vous laisse avec l'ouvrage de l'honnête missionnaire qui vous fera connaître les dernières révolutions, et les mœurs de cette partie du monde que je n'ai fait qu'entrevoir ^. »