LE PREMIER JOUR
Examen pendant la retraite
Cet exercice, un des plus essentiels pendant ia retraite, doit durer un quart d'heure. Si on ne le fait qu'une fois, il est mieux de le placer vers le milieu du jour.
1° Ai-je secoué courageusement l'engourdissement et l'ennui, ne me laissant vaincre au sommeil ni à la chapelle ni dans ma cellule ? Hélas ! je n'ai que celte semaine à consacrer exclusivement à mon âme.
2° Ai-je gardé exactement le silence dans les corridors, le réfectoire et ailleurs ? S'il y a eu parfois nécessité de parler, Fai-je fait en peu de mots, à voix très- basse et, autant que possible, sans témoins ?
3° Ai-je évité non seulement les conversations et les paroles inutiles, mais encore les sourires, les regards, les signes, tout ce qui pouvait troubler mon recueillement et celui de la Communauté?
4° Eu marchant, en fermant ou en ouvrant une porte, une fenêtre, en toute autre chose, principalement pendant les exercices publics, me suis-je observée pour faire le moins de bruit possible ?
5° Ai-je prêté une oreille attentive aux instructions, aux avis, à la lecture spirituelle, m'abste-
nant de rire, veillant sur mes yeux, conservant un maintien modeste et édifiant ?
6° Ai-je bien préparé les points de la méditation ? Après m'être couchée et quelques instants avant de m'endormir, me suis-je occupée des pensées qui avaient le plus vivement frappé mon esprit ?
7° En m'éveillant le matin, ai-je éloigné toute idée étrangère ? Ai-je rappelé à mon souvenir les points de la méditation, et prévu, d'une manière au moins générale, le fruit que j'en pourrais retirer?
8° Au moment de la méditation, me suis-je figuré Notre-Seigneur présent à mes yeux, attentif à ce que j'allais faire? et me suis-je humiliée devant lui par un acte extérieur ou intérieur de respect et d'adoration.
9° Lorsque j'ai été touchée d'une vérité pendant la méditation, m'y suis-je arrêtée tranquillement, jusqu'à ce qu'elle ait cessé de fournir à mes réflexions, sans me laisser aller au désir inquiet dépasser outre ?
10° Mes colloques ont-ils été fervents ? Ai-je prêté l'oreille du cœur à la voix intérieure de Dieu, qui, lui aussi, me parlait par ses consolations, ses lumières, ses maximes, ses reproches, les résolutions qu'il m'inspirait ?
11° N'ai-je rien retranché du temps destiné à la méditation? Me suis-je tenue dans une attitude respectueuse ? Ai-je renvoyé les distractions dès que je m'en suis aperçue, sans perdre le calme ?
12° La méditation achevée, en ai-je fait la revue ? Si elle a mal réussi, en ai-je cherché la cause avec douleur et avec la résolution de mieux faire ? Si elle a été bénie de Dieu, lui en ai-je rendu grâces ?
13° Me suis-je astreinte ponctuellement à Tordre du jour pour le bouquet spirituel, la prière particulière, la lecture de Y Imitation, l'examen? Afin d'assurer le succès des exercices, ai-je suivi les méthodes indiquées?
15° Ai-je pris garde à ne m'entretenir que de pensées conformes au sujet des méditations ou des considérations? N'ai-je point parcouru curieusement le sujet des méditations ou des considérations à venir ?
15° Ai-je noté brièvement les lumières et les bons propos que Dieu a fait naître en moi dans la méditation ou hors de la méditation. Ai-je visité le Saint- Sacrement ? Ai-je utilisé tout mon temps ?
16° Me suis-je ouverte à mon directeur sur mes dif ficultés et mes doutes ? Dans ma confession, n'ai-je ni déguisé ni excusé mes fautes ? Dans les moments de découragement, ai-je invoqué Marie et Joseph ?