LA LITURGIE
I. Le Sacerdoce, —Le sorcier exploite une puissance dont il Be croit d'autant mieux investi ciyii'elle est reconnue par la
crédulité publique. —Dangers et bénéfices de la profession.
— Aspects divers du sacerdoce africain. — Rois-sorciers. — Papes de Widah, de Fernando-Po. — Chitomé du Congo. — Clergés ambulants. — Grands prêtres polynésiens : l'excommunication ou tabou, — Exercices des Charaans sibériens.
— Initiation des Angakout esquimaux, des prêtres algonkins, iroquois, etc. — Utilité du jeûne; emploi des drogues et vapeurs enivrantes. — Organisation savante du sacerdoce au Mexique, en Colombie, au Pérou. — Rôle néfaste des clergés de Tantique Egypte. — Le sacerdoce cbez les Sémites. La caste lévitique. Les clergés lubriques du chthonisme. — Sacerdoce familial des Aryas. — Les Brahmanes et les Bonzes. — Théocratie tibétaine. — Druidism^.
— Laïcité des clergés grecs et romains. — Parfaite identité du sacerdoce et du prêtre chrétiens avec les institutions et personnages sacrés de tous les temps et de tous les pays.
— Conséquences nécessaires du parasitisme sacerdotal. —
Le sacerdoce est une divinité par procuration 485
II. Le Sacrifice. — Le sacrifice est le prix, anticipé ou subséquent, d'une faveur demandée ou obtenue; il engage la divinité et dégage le fidèle. — Rôle et mobiles divers du croyant, du dieu et du prêtre. — Le progrès moral ennoblit le sacrifice sans en changer la nature. — L'offrande est, avant tout, l'aliment du dieu et du prêtre. — Consommation directe des offrandes appropriées, liquides ou solides, par les divinités animales, végétales, minérales, par l'eau, par le feu, par les mânes, par la terre, par l'air, le vent, les astres. — Partage entre le dieu et l'officiant. — A celui-ci la partie matérielle de l'aliment divin, à celui-là le sang, la graisse, la fumée et l'âme, ou fantôme de la victime. — Nombreux exemples. — Sacrifices humains. — Le sacrifice économique et symbolique. — Les ex-voto. — L'offrande enrichit la divinité. — Expiation et rédemption. — L'offrande considérée comme un hommage. — Austérités, souffrances physiques et morales offertes en sacrifice. — Immolation de l'animal sacré, du dieu lui-même; le fils supplicié en l'honneiir du père. — Toutes les données du sacrifice sont résumées dans l'Eucharistie. — Lustrations et sacrements. 507
111. La Prié*'e, — Préliminaire ou conclusion du contrat dont le sacrifice est le signe, la prière se résume eu trois mots : do ut des. — Efficacité apparente de la prière. — Puissance évocatrice .de la parole, et du prêtre qui sait la formule
SIt U RBUOIOK.
aouTeraine. ^ Brève oa délayée, bornée aax besoîoj physiques ou étendue aux intérêts mormnz de TindiTidu, de I« CribOy de la nation* de lliamaDité tout entière, qu'elle s'ar dresse aux objets, aux esprits, aux ancêtres, anx dieux cosmiques'on suprêmes» la prière ne change ni de nature ni de valeur. — Exemples empruntés à toutes les races et à •tons les temps : demande vaine à des êtres illusoires. — Magie des oraûons récitées ou écrites; versets, moulins et chapelets. — L*hymne du matin coïncide avec l'apparition . des dieux lumineux invoqués contre les démons des ténèbres; il révèle, il crée chaque jour les dieux et le monde. — L'hymne maître des dieux. ^Théorie brahmanique des dieux de l'autel : le sacrifice, la prière, le prêtre. — Les dieux sont des brahmanes célestes; les brahmanes sont dieux. — La divinité réside dans l'hymne, dans la parole : brahman, BrcLkma, Vak. — Le Logo$ des Grecs; le Verbum des chrétiens gnostiques. — Vérité naïve de la doctrine du Verbe.-^ Aveu involontaire : numina^ notnina. — Le Logos f créateur des dieux, implique la raison, qui les détruit. 53J