MISSIONS ÉTRANGÈRES DE L'ÉGLISE MÉTHODISTE ÉPISCOPALE
La Société des missions de l'église méthodiste épiscopale fut fondée en 1819, sous les auspices de la conférence générale; mais durant plusieurs années son attention se concentra sur les missions domestiques; c'est-à-dire, sur l'évangélisation des esclaves du sud, et celle des tribus indiennes de l'intérieur ou tout près des frontières de l'ouesl, sans parler de l'évangélisation des allemands. Dès lors, son activité s'est
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(lirig(''e vers les colonies de nègres affranchis qu'on a formée^ sur les côlcs occidentales de l'Afrique, et plus récemment encore elle a établi des missions à l'ouest des monts Orégons, et en queUiues localités importantes de l'Amérique du Sud. Voici l'étal des choses en 1843.
Indiens DE l'Amérique du Nord. Vingt-cinq missionnaires, travaillant au sein d'un grand nombre de tribus diverses, en deçà et en delà des frontières de l'Union. Nombre total des membres des églises rassemblées par les missionnaires, 3,851.
Texas. ïrente-six missionnaires pour cette seule république. Ils forment une conférence annuelle qui se compose de trois présidents de districts, de trentesix prédicateurs itinérants, et de quarante prédicateurs sédentaires. Un collège s'est établi sous son patronage. Le nombre total des membres de ces nouvelles églises, y compris 536 hommes de couleur, s'élève à 3,698.
Libéria et lieux circonvotsins. Premier martyr de cette mission, le révérend Melville Cox y arriva en 1833; mais il ne put soutenir que peu de mois les assauts de ce climat meurtrier. C'est lui qui s'écriait en rendant le dernier soupir : «^Quand il en devrait périr mille, qu'on se garde d'abandonner l'Afrique. >- Ses successeurs, les uns après les autres, tombèrent frappés du même fléau ; jusqu'à ce que, enfin, le révérend John Seys put résister à ce soleil dévorant, et, grâces à Dieu, il vit encore aujourd'hui. Il rendit de grands services en mettant de l'ordre dans les affaires