‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 141 sur 167 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

SOCIÉTÉ A3IÉR1CAINE DE COLONISATION.

La Société américaine de colonisation n'est pas une œuvre missionnaire. Nous devons toutefois en dire quelques mots, à cause de ses rapports avec les missions de l'Afrique Occidentale et avec les intérêts généraux de l'humanité.

Née d'un sincère désir d'améliorer le sort de la race africaine, et fondée par des hommes éminents, cette Société n'en a pas moins été, ces derniers temps, l'objet d'attaques violentes en Amérique, et de grossières méprises en Europe. Ses trois fondateurs sont maintenant dans leur repos. Ce furent MM. le révérend docteur Finlay, de New-Jersey, le révérend Samuel J. Mills, du Connecliout, et l'honorable Elias W.

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Caldwcll, (le Washington, greflier de la Cour suprême des Elals-lhiis.

La Société de colonisation date de l'an 1817. Selon les termes mêmes de sa constitution, elle se propose de « coloniser l'Afrique, ou tel autre lieu que le Congrès jugera convenable, en y transportant les hommes de couleur d'Amérique qui, jouissant de la liberté, consenlironl à émigrer. » Les fondateurs eurent pour principal motif, de placer ces hommes en des circonstances où ils pussent jouir d'une indépendance plus réelle, et d'une égalité sociale plus complète qu'au sein d'une population blanche comme celle des Etats-Unis.

Dès que la Société fut constituée, l'on envoya deux commissaires, les révérends Mills elBurgess, pour explorer la côte occidentale de l'Afrique et choisir le siège de la nouvelle colonie. En 1820, il partit une première expédition, sous la conduite du révérend Samuel Bacon, nommé gouverneur de la province. C'est à Sherbro que l'établissement devait se faire ; mais la fièvre emporta le gouverneur, et avec lui un si grand nombre de colons, que cette première entreprise échoua complètement. Un an ou deux après, on fît un nouvel essai, dans un lieu qui, sans être parfaitement favorable, au point de vue sanitaire, vaut infiniment mieux que le précédent. C'est Libéria, entre le 8* et le 11" degré de latitude nord. On n'acheta pas d'abord beaucoup de terrain ; mais on fit insensiblement de nouvelles acquisitions, et la Société se flatte de posséder une fois la côte entière, du cap Mont just(u'au nord du capPalmas, sur une élendue d'environ

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