‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 147 sur 167 · PROGRÈS DE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE EN AMÉRIQUE · texte numérisé non relu

PROGRÈS DE LA LIBERTÉ RELIGIEUSE EN AMÉRIQUE

Je m'étais proposé de traiter dans cet ouvrage de l'origine et de l'histoire de la religion aux États-Unis, de sou économie, de son mode d'action et de son influence. Je me suis efforcé de ne rien omettre de ce qui était nécessaire pour éclairer mon sujet. Malgré la vaste étendue du champ à parcourir, j'ai dû m'arréter quelquelbis devant un brin d'herbe; j'espère néanmoins que les détails où je suis entré n'auront paru ni inutiles, ni sans intérêt. Ici. devrait se terminer mon travail; mais je demande la permission 'de reprendre quelques-uns des points que ce livre a mis en lumière, alîn d'y fixer particulièrement l'allention de mes lec- II. 28

k3ï I.A KULIGION EN AMKItlQUE. LIV. IX

leurs. J'ai à cœur aussi de laver ma pairie de ({uelques accusalions donl elle est l'objet en Europe, relativement surtout à ses institutions religieuses.

Ce fut donc, ainsi qu'on l'a vu dans le second et le troisième livre, l'an 1607 que l'on commença de coloniser la portion méridionale des Etats-Unis, et l'an 1620, la portion septentrionale. Nés de motifs assurément fort divers, ces deux groupes de colonies, appartenant à des formes ecclésiastiques qui sont aux antipodes l'une de l'autre, eurent pour principe commun la complète intolérance qui régnait alors dans r Ancien-Monde, et qui y règne encore en tant de lieux.

Cependant, l'an 1634 > la colonie de Maryland, et deux ans plus lard celle de Rhode-Island , l'une fondée par un catholique-romain et l'autre par une secte protestante, donnèrent le premier exemple delà liberté religieuse réellement digne de ce nom. Des catholiques, qui ne jouissaient des droits de la conscience en aucun pays réformé , et une secte proteslanteque persécutaient àoutranced'autresproleslants! Puis voici, cinquante ans plus tard, la Pensylvanie qui ouvre un refuge à ces malheureux quakers qu'on repoussait de partout. L'influence de ces trois colonies, l'une au sud, l'autre au nord et la troisième au centre, fut considérable bien qu'inaperçue, surtout celle des deux dernières, qui ne dévièrent jamais du grand principe de leur fondation. La tranquillité intérieure donl elles jouissaient, en ce qui louche les questions reli-

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