‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 16 sur 167 · II · texte numérisé non relu

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3^ LA KKMGIO.I I:N AMHRIQUB. I.IV. V

d'aller au cœur el k la conscience. C'esl au fond pour cela et pour cela seul qu'ils prêchent. Aussi évilentils tout ce qui pourrait arnMcr, dans sa course, le trait que leur parole vient de décocher; bien diff/^rents de certains orateurs qui ont l'air de craindre les saintes blessures de leur éloquence, el qui en émoussent la pointe autant qu'il leur est possible.

C'est dire aussi que nos ministres sont pleins de fdéliié dans leur prédication. L'on croit, en Europe, qu'ils doivent aisément se laisser intimider par les hommes de leur congrégation qui, riches et influents, sont hostiles à la vérité. Rien ne m'a plus surpris que celle imputation ; car je n'imaginais pas qu'on pût mettre en doute le courage des minisires évangéliques. Que ceux qui se représentent si mal les choses, viennent voir comment elles se passent au milieu de nous. Bien que nos minisires reçoivent de leurs troupeaux mêmes leur salaire , je ne sache pas que cette dépendance les empêche le moins du monde de prêcher la repenlance envers Dieu et la foi envers Noire-Seigneur Jésus-Christ. Les rapports entre le pasteur et le peuple ont sans contredit quelque chose de plus intime el de plus doux qu'ailleurs, el il doit exister de part el d'aulre plus de supporl que si la loi rendait le pasteur entièrement indépendant. Mais celte inlimilé même el celle douceur de relations développent, dans le cœur du ministre de Jésus-Christ, des senlimeuls d'affection qui ne le rendent que. plus fidèle à avertir les âmes; sans compter qu'il y a toujours bon nombre d'individus qui ne manquent pas de lui témoi-

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