‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 29 sur 167 · CHAP. XII. DERNIÈKES OBSERVATIONS · texte numérisé non relu

CHAP. XII. DERNIÈKES OBSERVATIONS

abolir le ministère el k conférer aux frères laïques le droit de prêcher el d'enseigner dans les églises, j'ose déclarer qu'ils ne feront pas grand progrès parmi nous. Souvent on essaya d'y introduire quelque chose de pareil, mais ce fut en vain. Nous avons bieti aussi des assemblées où chacun est admis à prendre la parole et où même les laïques peuvent tenir le haut bout, mais ce sont les assemblées qui s'occupent essentiellement des intérêts temporels de l'église, ou de l'élection du pasteur.*

L'expérience nous a pareillement appris à maintenir l'ordre dans les assemblées qui ont lieu durant les réveils. C'est une grande erreur, nous le comprenons très-bien, que d*y multiplier les réunions sans nécessité, ou de les prolonger outre mesure, surtout dans la soirée. En conséquence, nous évitons soigneusement de faire ce qui se voit ailleurs quelquefois, el dont voici le tableau. Le service commence à sept heures du soir, heure indiquée. Le prédicateur est plein de son sujet, el l'auditoire manifeste par son attention tout l'intérêt qu'il y prend. Au lieu d'une

• Les niveleurs n'auront jamais grande chance de succès, là où les droits de tous sont assurés et où ceux qui gouvernent inspirent une juste confiance. Ayons, comme en Amérique, un clergé composé d'hommes généralement pieux et convertis ; que les membres des troupeaux ne se sentent liés à leurs conducteurs spirituels que par des liens spirituels et non par la loi des hommes ; qu'ils ne soient pas menés, mais dirigés; pas exploités, mais aimés; et je ne dis pas que les agitateurs n'oseront plus nous approcher, mais je dis que, s'ils le font, leurs efforts désorganisateurs ne seront guère fructueux. ( Traducteur. )

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