CHAP. XII. DERNIÈRES OBSERVATIONS
« tle la mort à ia vie. » Il y aurait du mal sans doulo à les retenir trop longlemps à la porte, mais il y a plus de mal à la leur ouvrir trop tôt. Il est naturel que le nouveau converti désire de se joindre à ceux qu'il envisage maintenant comme des enfants de Dieu. C'est, pense-t-il, son devoir, et il se peut qu'il ait raison. Mais c'est aussi le devoir des fonctionnaires de l'église, de n'y admettre comme membres que ceux dont la piété est telle que la veulent les Ecritures. Ainsi, le candidat peut être parfaitement fondé k demander l'admission, et les conducteurs du troupeau n'être point à blâmer s'ils la lui refusent, jusqu'à ce qu'ils connaissent plus clairement l'état de son âme. Nul dommage ne peut résulter pour personne de ce conflit momentané entre deux devoirs, si toutefois on peut dire qu'il y ail réellement conflit. Les uns et les autres désirent de faire ce qui est juste, et ils ne peuvent manquer de voir bientôt leur chemin.
J'envisage les admissions précipitées comme le plus grave des inconvénients qui se rattachent aux réveils; ce qui est vrai surtout de certaines parties du pays et de certaines communions. Mais ce mal n'est pas particulier aux réveils. Quels que soient l'attention et le soin qu'on y mette, il est difficile de maintenir l'église dans sa pureté, au sens raisonnable de ce mot. Que ne sera-ce donc pas quand on laisse la porte toute grande ouverte à quiconque s'estime converti ? L'expérience nous a donné là-dessus de sévères leçons. Elle nous crie qu'en fait de discipline et de gouvernement ecclésiastique, comme en fait de doc-
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li'iiie . on ne saurait trop se garder des lendaiices latiludiiuiires. I^Eglise n'est pas un cadavre, mais un corps vivant. C'est une société de fidèles, c'est-à-dire , d'individus qui sont réellement sortis du monde pour honorer la profession qu'ils font du christianisme. 11 faut (|ue, dans son organisation et dans son activité, elle respecte ce qu'on pourrait appeler la première loi du ciel, Tordre. Je ne mets pas en doute que les chrétiens évangéliques des Etals- Unis de toutes dénominations ne partagent hautement les opinions que je viens d'exprimer.^
' On ne saurait douter, en cfTet, d'après tout ce qui précède, que les fidèles d'Amérique n'adoptent généralement les principes disciplinaires que professent en Europe un nombre croissant de chrétiens évangéliques. La question est de savoir si nos frères des Etats-Unis ne tombent pas ici dans quelque exagération, exagération qui résulterait de la manière dont ils envisagent la Cène du Seigneur. C'est un point que nous ne saurions songer à discuter dans une note. ( Traducteur. )