‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 32 sur 167 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

OBSERVATIONS PRBLI3IINA1RES.

C'est dans ce livre que nous nous proposons de retracer en peu de mots les doctrines, l'organisation et l'histoire de chacune des communions évangéliques des Etals-Unis. Nous nous efforcerons de nous restreindre k ce qu'il y a de vraiment important sur ce sujet.

Nous commencerons par les cinq églises qui comptenl le plus d'adhérents. En suivant le rang d'ancienneté, nous avons les épiscopaux , les congrégalionalistes, les baptistes, les presbytériens et les méthodistes. C'est l'ordre que nous suivrons. Après quoi, nous passerons rapidement en revue les communions

118 I.A niîLKJION EN AMI<;itlC>llK. MV. VI

urlliuiloxcs lie moiiulrc (jlcndue , savoir : les lulhériens, les réformés allemands, les réformés hollandais, les presbytériens du Cumberland , les méthodistes prolestants ou réformés, les presbytériens réformés ou du Covenant, l'église associée, les réformés associés, les moraves et les quakers.

Quelque nombreuses que paraissent aux Etals- Unis les diverses communions évangéliques, on est étonné de voir comme toutes ces différences s'évanouissent, quand on groupe les églises suivant leurs traits caractéristiques. Relativement aux dogmes , nous n'avons que deux grandes divisions : l'école calviniste et l'école annmmne. Malgré certaines nuances, on peut dire que la première réunit les presbytériens proprement dits, les baptisles évangéliques, les épiscopaux, bien qu'ils estiment tenir le milieu entre les deux doctrines, les congrégationalistes, les réformés allemands, les réformés hollandais, les presbytériens du Covenant, les églises associées et les réformées associées. Dans l'école arminienne se rangent, mais sur des bancs quelque peu différents, les méthodistes, les luthériens, les presbytériens du Cumberland, et les frères-unis, ou moraves.

Au point de vue de leur organisation et de leurs formes gouvernementales , nos églises se peuvent classer en trois familles distinctes. Uèpiscopat, forme de l'église anciennement nationale dans certains Etats et qu'ont aussi adoptée la plupart des méthodistes et, dès leurs temps primitifs, les moraves; puis \g presbytérianisme, auquel se rangent les presbytériens pro-

CHAP. I. OBSERVATIONS l»UÉLIMINAIKES. 119

pi'enieul dits, les réformés hollandais et allemands, les luthériens, les presbytériens du Cumberland et ceux du Covenant, les associés et les réformés associés; enfin, le conyrëgalionalisme, qui est la règle des congrégationalisles, des indépendants eî des baptistcs évangéliques.

Si l'on veut, après cela, tenir compte uniquement des grandes doctrines que, d'un commun accord, les prolestants envisagent comme fondamentales et nécessaires au salut, les églises évangéliques des Etals-Unis ne forment qu'un seul corps, qui ne reconnaît pas d'autre chef que Jésus-Christ. Sous ce rapport, elles sont semblables aux diverses parties d'un vaste édifice dont la destination est une et sainte, je veux parler d'un temple ; ou bien, c'est comme une grande armée dont chaque corps a son organisation propre, mais qui ne forme en définitive qu'un tout harmonique, sous le commandement d'un seul général.

Et ceci me conduit à faire observer que, s'il est un point sur lequel nos églises soient vraiment unanimes et d'une foi bien arrêtée, c'est sur la suprématie de Christ dans son Eglise et sur l'illégilimitô de l'intervention des magistrats en matière de doctrine, de discipline et de gouvernement ecclésiastique, dogme en faveur duquel l'église d'Ecosse vient de soutenir avec tanl de succès une si noble lutte.

-120 I.A UELIGION LN AMÉUIQUii. MV. VI

Page 1