CHAP. IV. BAPTISTES RÉGULIERS
prêchent tous, plus ou moins régulièrement, et surtout dans les églises vacantes, nous aurions par le fait, en 1840, 4460 prédicateurs baptisles.
D'après VAlmanach Baptiste pour 1844, le nombre des églises aurait été en 1843 de 8482 ; celui des ministres de 5650, et celui des communiants, ou membres, de 637,477. Encore estime-t-on que, si les rapports fussent tous arrivés, on eût dû compter au moins 700,000 communiants.*
Par des calculs fort curieux, mais que nous ne saurions reproduire, le docteur Babcock établit le nombre approximatif des individus qui, dans chaque Etat, sont sous l'influence immédiate de la prédication baptiste. C'est, au Massachusets, la cinquième partie de la population, et en Virginie, le quart; taudis qu'à Rhode-Island ce sont les deux cinquièmes, ou près de la moitié.
M. Babcock fait entrer dans son compte quelquesunes des petites sectes baptistes, telles que les baplistes des six principes, c'est-à-dire ceux qui ont adopté pour leur confession de foi les six articles qu'énumère l'auteur de l'épîlre aux Hébreux (chap. VI, versets 1 et 2). En 1841, ils avaient 16 églises, 10 ministres et 2017 membres.
On évalue à 3,500,000 le nombre total des indi- •vidus qui se rattachent de manière ou d'autre aux
* Il résulte de ces données que, depuis 1792 à 1844, le nombre des baptistes réguliers aurait décuplé, tandis que la population totale des Etats-Unis n'est devenue que quatre à cinq lois plus considérable qu'elle n'était. ( Traducteur. )
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l»aplislcs réguliers , et là se trouvent beaucoHp de gens riches, iuslruils et influents. C'est clans les hâtais du Sud (iiiils possèdent leurs principales églises. Après les méthodistes, ce sont eux inconteslablenieni (]ui ont le plus de crédit dans ces contrées que flétrit encore l'esclavage.
Si malheureuseinenl les baptistes nourrirent, pendant longtemps, de violents préjugés contre les éludes Ihéologiques, c'est qu'ils n'avaient vu que trop souvent, dans le clergé de l'église dominante, en Virginie et ailleurs, l'absence de la piété, si ce n'est môme l'irréligion déclarée, accompagner la culture littéraire et ce qu'on appelait la science. Ce préjugé porta de tristes fruits, et les églises baptistes du midi, de l'ouest et même du centre, en paient encore la peine. Mais des jours meilleurs se préparent pour elles , grâce aux collèges et aux séminaires théologiques dont quelques hommes dévoués les ont enfin dotées. Je ne sais pas le nombre exact des jeunes gens qui s'y préparent au saint ministère. Il y a dix ans qu'on en comptait 300 dans la Nouvelle-Angleterre, et environ deux fois autant dans les autres parties de l'Union.
Quant à la part que les baptistes prennent à l'œuvre biblique, à celle des traités, aux écoles du dimanche et aux missions domestiques, je l'ai déjà dit ailleurs, et plus tard nous verrons ce que font leurs églises en faveur des missions étrangères.
Pour conclure, bien que le tiers au plus des ministres de cette communion aient fait des études ré-
CHAP. V. ÉGLISE PUESBYTÙRIENNIi:. iQd^
gulières, pris en masse, ils ne le cèdent ni en talent, ni en connaissances, ni en éloquence, ni surtout en piété vivante, aux divers clergés des Etals-Unis, quels qu'ils soient. Il y a beaucoup d'acquis chez ceux mômes qui ne se piquent pas de science proprement dite, et leurs travaux évangéliques sont couronnés de beaux succès.