LIV. VI
lerroiiipus au milieu de leur prédication et jetés dans une prison ; puis, le peuple se pressant sous leurs fenêtres, ils continuaient à prêcher de derrière les barreaux de leur cachot. Il n'y eut, par le fait, que Rhode-Island, la Pensylvanie et peut-être le Delaware, qui, durant la période coloniale, les firent jouir de la liberté. Aussi, quand la gueire de l'indépendance arriva, les baptistes ne furent pas des derniers à payer de leur personne.
Mais s'ils avaient jusque-là marché lentement, ils gagnèrent bientôt du terrain. C'est ce qu'on verra par le tableau suivant, que nous extrayons d'un travail considérable fait par le docteur Babcock de Poughkeepsie, New-York, travail qui a paru dans la Revue trimestrielle américaine de 1840 à 1841 :
Eglises.
Ministres.
Membres.
En 1784. .
Des 5204 ministres, il faut déduire, selon M. Babcock, ceux qui ont pris leur retraite à raison de leur âge, et quelques autres qui, par diverses causes, n'exercent pas un ministère actif; c'est la septième partie du nombre total. En défalquant encore un septième pour les simples licenciés , il ne nous reste que 3717 ministres consacrés et en activité de service, dans l'année 1840, c'est-à-dire, moins d'un ministre pour deux églises. Mais comme les licenciés