‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 52 sur 167 · Son histoire · texte numérisé non relu

Son histoire

Ce fut en 1705, et à Philadelphie, que s'organisa le premier presbytère. Il comptait sept pasteurs, qui représentaient à peu près la même quantité d'églises. A l'heure qu'il est, le nombre des ministres dépasse

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2,600, et celui dos églises 3,500.' Pour se rendre compte (l'un accroissemeiil si prodigieux, il faut remonter à l'histoire de la colonisation. Les puritains anglais qui fondèrent les provinces de la Nouvelle- Angleterre, surtout ceux qui arrivèrent au commencement de la guerre civile et après la restauration, étaient pour la plupart des presbytériens. C'est ce qu'étaient aussi les Hollandais qui fondèreut New- York. El, bien que les uns et les autres aient conservé leuj' organisation ecclésiastique particulière, ils n'ont pas laissé de donner quelques-uns de leurs membres à l'église qui nous occupe. J'en dis autant des Allemands qui s'établirent en grand nombre dans la Pensylvanie et dans les contrées septentrionales de la Virginie. Les réfugiés français arrivés en Amérique vers la fin du dix-septième siècle, appartenaient de même au presbytérianisme. Ce furent là comme des affluents qui vinrent grossir le fleuve.

Mais, depuis le commencement du dernier siècle jusqu'à la déclaration de l'indépendance, il y eut un courant d'émigration presbytérienne qui, d'Eco&se et du nord de l'Irlande en particulier, ne s'arrêta j)as un moment. Ces émigrants s'établirent surtout au New- Jersey, en Pensylvanie, dans les contrées cenli'ales de la Virginie et dans les Carolines. Pendant les quarante

' On voit à la page 245 du I" volume qu'en 1788 le nombre des ministres était de 177 et celui des églises de 419, c'est-à-dire que le nombre des ministres presbytériens serait maintenant près de quinze fois plus grand qu'alors , et celui des églises plus de huit fois. ( Traducteur.)

CHAP. VI. ÉGLISE PRESBYTÉRIENNE. iSl

années de notre siècle, ce mouvement n*a pas discontinué. Les portions centrales et méridionales de l'Etat de New-York qui, en 1800, n'étaient encore qu'un vaste désert, comptent à présent une population de plus d'un million d'individus d'origine européenne. Les Etats de l'ouest, dans la vallée du Mississipi, qui appartenaient encore aux tribus indiennes, ont une ])opulalion pareille de 6,000,000 d'âmes. En sorte que, pour rapides qu'aient été les progrès de l'église presbytérienne, ils n'ont pas été hors de proportion avec ceux du pays. Bien plus, les églises si prospères des méthodistes et des baptistes comptent dans leur sein beaucoup de personnes dont les ancêtres ressorlissaienl à des églises presbytériennes.

On croira sans peine qu'au sein d'une population qui double tous les vingl-quatre ans, l'église presbytérienne sentit que son premier devoir était de fournir la prédication de TEvangile à celte multitude croissante. Aussi fut-elle, dès le principe, une église missionnaire. Ses premiers pasteurs, non contents de paître leur troupeau, consacraient la plus grande partie de leur temps à des courses d'évangélisalion ; et dès que leur nombre fut un peu considérable, ils instituèrent un système de missions régulières. Le synode, à ses sessions annuelles, désignait ceux qui devaient se rendre dans les endroits du pays oh manquaient les secours religieux, et c'étaient les églises qui, par leurs contributions, défrayaient et entretenaient ces missionnaires. Peu après que l'assemblée générale se fut constituée, elle nomma un comfté

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