LA RELIGION EN AMEKIQUB. LIV. VI
lie ce nom. ('elle classe de baplisles professe le dogme de l'expiation générale, ^ el rejette celui de l'élection avec ses conséquences immédiates ; mais, à quelques exceptions près , ils reçoivent sans mauvais alliao^c la doctrine de la Trinité, celles de la justification par la Toi , de la récfénération et de la sanctification.
Jaloux de conserver à la Bible son autorité exclusive , ils ont donné dans le principe dangereux de ne vouloir ni confession de foi , ni règlemenls écrits, ni promesses, ni vœux, ni organisation formulée. Aussi se sont-ils vus sérieusement menacés de l'invasion de l'arianisme et du sociuianisme. Mais dans ces dernières années, ils se sont nettement séparés des cAre-<mis , secte hérétique dont nous aurons à parler plus tard, et ils reviennent tout doucement à la saine orthodoxie. Quelques-uns d'entre eux commencent à voir qu'on ne saurait se passer d'une confession de foi, et qu'il vaut mieux finalement l'exprimer que la sous-entendre. Ils songent donc à en rédiger une, et ils jmraissent vouloir formuler enfin les principes constitutifs de leur église. Tout cela est de bon augure pour l'avenir.
Chez eux, du reste, comme chez les autres baptistes, c'est de l'église ou de l'assemblée des fidèles réunis en assemblée de culte , que partent tous les pouvoirs
1 C'est-à-dire, Christ mort pour tous, bien que tous ne soient pas définitivement sauvés par lui. En Europe ce point de vue est celui de ctirétiens qui, toutefois, admettent la doctrine de l'élection. Les autres pensent que Jésus-Christ est mort pour les élus seulemeut. ( Traducteur. )
CHAP. IX. PETITES Kf, LISES BAPTISTES. 223
ecclésiastiques. Leurs députés forment des assemblées Irimeslrielles, ceux des assemblées trimestrielles forment des assemblées annuelles, et les députés de ces dernières se réunissent en conférence générale. Ils ont pour ministres des anciens et des diacres. Les premiers sont consacrés par l'église à laquelle ils appartiennent, avec le concours d'une délégation de l'assemblée trimestrielle. Des assemblées trimestrielles et annuelles se détachent les conférences d'anciens qui, de concert avec la conférence générale, règlent tout ce qui concerne le ministère évangélique dans ses attributions spirituelles. C'est ainsi qu'ils s'écartent du système purement indépendant.
Dans ces dix dernières années, les baptistes du libre arbitre se sonl mis à l'œuvre des missions auprès des païens, et il ne se peut un meilleur signe de leurs progrès. Un grand nombre de leurs églises ont des écoles du dimanche et d'autres institutions charitables. A Douvres, dans le New-Hampshire, il se publie, sous leurs auspices, un journal religieux.
Jusqu'il y a quelques années, les baptistes du libre arbitre, qu'on pourrait aussi appeler les baptistes arminiens, ne s'inquiétèrent pas beaucoup de faciliter les éludes pour le saint ministère; mais ils possèdent maintenant une académie florissante, à Parsonsfield , dans l'état du Maine.
Eglises, en 1844, 1,1G5
Ministres consacrés 771
Licenciés 250
Communiants 61,372
en 1840, c'était 753
en 1841 , — 47,217