‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 64 sur 167 · I.A KEI.l(;iON EN AMKIliyilE. LIV. VI · texte numérisé non relu

I.A KEI.l(;iON EN AMKIliyilE. LIV. VI

IIT. Disc.iPLHS 1)1-: CniusT, comme ils s'inlilulcnl euxliu^nies, ou UKrouMATiîuus, ou encore Cami'uellistes, si l'on veut leur nom vulgaire.

(^e n'est pas sans quelque hésilalioji que je range ici cette classe de chrétiens. Je le fais toutefois parce qu'il n'y a rien d'hétérodoxe dans les Ailicles qu'ils ont puhliés. Non-seulement ils ne nient pas les doctrines de la Trinité, du salut par les mérites de Christ, de la nécessité de la régénération et de la sanctification par le Saint-Esprit, mais encore ils les affirment expressément. D'un autre côté , si j'en crois ce qui m'a été dit de la prédication dans celle église , il paraîtrait que rien n'est plus froid, ni moins près de la vérité vivante. La nécessité du baptême par immersion, voilà quel serait leur cheval de bataille; mais de la repentance envers Dieu et de la foi en notre Seigneur Jésus-Christ, ils ne feraient, semblet-il, pas grand état.

Celte secte a pour fondateur M. AlexandreCampbell, écossais, qui, avec son père, abandonna l'église presbytérienne, en 1812, pour se joindre aux baptistes. Peu après son changement, il se mit à débiter des doctrines qui n'étaient pas nouvelles, puisque les chreliens, celle secte maintenant hérétique, les avaient professées avant lui. Selon M. Campbell, toutes les communions chrétiennes se sont plus ou moins écartées de la simplicité de foi et de mœurs de la primitive église. La cause en est dans ce dogmatisme métaphysique qu'ont accrédité tant de symboles, de formulaires, de liturgies, de règlements disciplinaires inven-

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