CHAP. XV. PETITES ÉGLISES ALLEMANDES
On voit que c'esl absolument le système des méthodistes épiscopaux; les Frères-Unis en Christ se rattachent aussi tout à fait k leur doctrine.
Vient ensuite I'association évangélique, autre secte d'allemands méthodistes qui prit naissance en 1800, par l'influence des révérends Jacob Albright, John Walker et Georges Miller. Elle étend son action principale dans la Pensylvanie, l'Ohio et l'Illinois; mais elle a aussi des églises et des stations au Maryland, en Virginie, dans l'Etat de New- York, l'Indiana, le Missouri et le territoire de Jowa.
1 conférence générale tous les quatre ans. 4 conférences annuelles.
2 évêques.
142 prédicateurs itinérants.
200 prédicateurs sédentaires.
900 lieux de réunion.
14,000 communiants.
Nous avons après cela les winebrennairiens , baptisles allemands ainsi nommés de leur chef, M. \Vinebrenner, allemand pieux et zélé, qui réside à Harrisburg, en Pensylvanie, oîi se trouvent le plus grand nombre de ses sectateurs. Ils y forment plusieurs congrégations. On les dit tout à fait évangéliques quant à la doctrine, et de mœurs irréprochables. Leurs ministres, bien que peu cultivés, passent pour des hommes dévoués, laborieux et utiles. Winebrenner me parait s'être mis à l'œuvre parmi ses Germains, dans le môme esprit et les mêmes vues que Hans Houga en Norwége.
254 LA HKI.KilON KN AMKUIOUE. IJV. VI
Entin, les mennonites, dont les congrégations sont, il ce qu'on assure, au nombre de 200. Ce sont des gens aimables qui , à tout prendre, professent la foi évangélique; mais il est à craindre qu'au sein de leur prospérité temporelle ils ne se soient un peu relâchés. Ils descendent pour la plupart de mennonites venus de Hollande et d'Allemagne. Leur confession de foi, telle que l'a rédigée en Hollande un de leurs ministres, M. Gan , deRiswick, est orthodoxe, mais d'une orthodoxie assez pâle; peut-être môme ontils encore décliné depuis une soixantaine d'années. Ils n'admettent pas le baptême des petits enfants ; mais, bien qu'avec leur fondateur, Simon Menno, ils pensent que la cérémonie doive se faire par immersion, ils n'envisagent pas cette forme comme indispensable. Dans la pratique, ils se bornent à répandre de l'eau sur la tête du candidat; puis vient l'imposition des mains et la prière.
On sait que les mennonites de Hollande se disent les descendants des disciples de Waldo, qui, vers la fin du XH** siècle, émigrèrent en foule dans ce pays. Si leurs prétentions ont quelque fondement, les mennonites d'Amérique se trouveraient avoir dans leurs veines quelques gouttes de ce sang dont leurs pères teignirent tant de bûchers et d'échafauds; monuments admirables que la main de Dieu aurait préservés de la plus horrible destruction!