‹ La religion aux États-Unis d'Amérique (volume 2)Chapitre 80 sur 167 · G0 LA RELIGION EN AMKIIIOUE. LIV. VI · texte numérisé non relu

G0 LA RELIGION EN AMKIIIOUE. LIV. VI

environ cin(i cenlscongrégaliuiis, principalement dans le sud-esl de la Pensylvanie, au New-Jersey, à Rhodc- Island , au Maryland el en Virginie. A Philadelphie môme ils comptent six ou huit congrégations, ou réunions considérahles. Rien n'est moins facile que de déterminer (luelles furent précisément les doctrines de Fox et en général des premiers (juakers. Ils parlaient tellement de la lumière intérieure el du Christ en nous, et si peu de la divinité proprement dite du Sauveur, de l'inspiration et de l'autorité divine des Ecritures, que beaucoup de leurs contemporains, parmi les hommes pieux, se crurent autorisés à douter s'ils recevaient les doctrines du salut. Mais les écrits subséquents de Penu, de Barclay et d'autres, écrits auxquels on peut joindre ceux de plusieurs auteurs vivants, attestent que la grande majorité des quakers instruits ont été et sont encore animés de la foi (jui sauve.

Cependant, un schisme déplorable est venu, ces dernières aimées, ternir la pureté de cette association chrétienne. Un quaker de Long-Island, nommé Elias Hicks, répandit, de son vivant, et par ses écrits el par ses prédications, des doctrines de la nature la plus dangeren.se : une espèce de déisme trempé de fanatisme. De là une scission en deux corps distincts, dont chacun prétend avoir la succession des quakers primilifs. L'un s'appelle les quakers orthodoxes, l'autre les hicksites, du nom de leur fondateur. On ne connaît pas exactement leur force respective; mais il est à présunier que les orthodoxes forment les trois cin-

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quiômes de la masse , ou autrement que le nombre de leurs congrégations est d'environ trois cents.

Je ne reproduirai pas ici ce que nul n'ignore au sujet des s^ingularilés de cette classe de chrétiens; la simplicité de leur mise, le refus de se découvrir la tête, même devant les rois, l'usage qu'ils ont do tutoyer tout le monde, leur refus aussi de prêter serment et d'être soldais, ou plutôt de se servir jamais d'aucune arme.

Ils n'ont pas de ministres à gages, ou, pour parler avec eux, « de mercenaires. » C'e'st mal agir, pensent-ils, que de vouer des jeunes gens à cet office el de les y former par des études spéciales; car nul ne doit prêcher que celui que l'Esprit de Dieu y pousse dans l'occasion. Aussi leurs assemblées demeurentelles parfaitement silencieuses, jusqu'à ce que l'un d'entre eux se sente excité de la sorte à parler ou à prier pour l'édification commune. Cependant il est peu de leurs congrégations où il n'y ait quelques individus de l'un ou de l'autre sexe, qui ne portent le nom de prédicateurs ou de ministres, à raison de ce que l'Esprit les anime à parler plus souvent que d'autres. Quand il en est parmi eux qui se senleîit invités par l'Esprit du Seigneur à voyager dans l'intérêt du règne de Dieu, ils se font donner une approbation par l'assemblée mensuelle ou Irimestrielle. Ces ministres ambulants ne reçoivent pas non plus de salaire; mais s'il le faut, il ne manque jamais de quaker riche qui les aide par des présents.

Leurs diverses éi^lises sont d'ailleurs sous la surveil-

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