‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 150 sur 185 · SOCIETES EN FAVEUR DE L ÉDUCATION · texte numérisé non relu

SOCIETES EN FAVEUR DE L ÉDUCATION

Sous le nom de Sociétés d'Education, l'on entend des Sociétés dont le but a quelque chose de plus spécial que leur litre ne semblerait l'indiquer ; car il s'agit seulement d'associations qui ont pour objet de fournir des secours aux jeunes gens pauvres, mais pieux et bien doués, qui se consacrent au saint ministère.

Une des premières qui se soient formées , est celle de Boston, en 1816, et l'on ne saurait dire tout le bien dont elle a été l'instrument.*

* Elle a publié depuis 1827 un excellent recueil périodique intitulé: The American Quarlerly Regisler. Cette revue trimestrielle

Comme on le conçoit aisément, il se trouve au sein de toutes nos communions évangéliques des jeunes gens qui , apjjartenant à la classe peu aisée , ont tout ce qu'il faut pour se vouer au ministère sacré, talents, vocation intérieure, toutenunmot, exceptédesmoyens pécuniaires assez abondants pour faire leurs études. Avant qu'il y eût des Sociétés d'Education, il était très-difficile à ces jeunes gens, si ce n'est même impossible , d'acquérir les connaissances exigées par la plupart des églises chez ceux qui veulent exercer le ministère. A force d'industrie et d'économie , quelques-uns d'entre eux parvenaient à suivre dans un collège les cours d'une année. Puis, interrompant leur travail pour se procurer de nouvelles ressources en enseignant dans une école, ils reprenaient leurs études au collège et trouvaient le moyen d'achever leurs cours. Après cela , il fallait recommencer à gagner de l'argent pour entrer au séminaire théologique, oij ils arrivaient enfin à leur but, mais bien tard.

D'autres, plus heureux, recevaient les secours de

leur église , ou ceux de quelque protecteur riche et

bienveillant.* Toutefois, le plus grand nombre, dé-

a eu sucessivement pour rédacteurs le rév. D' Cornélius et le rév. B. B. Edward; le rév. D'^Cogswell et le rév. M. Riddel. M. Edward est professeur au séminaire théologique d'Andover.

* Plusieurs collèges possèdent des fonds qui leur ont été légués sous la condition expresse de les employer à l'entretien des jeunes gens pauvres et pieux qui se vouent au saint ministère. Le rév. D'' Green, dans ses notices historiques sur le collège de iNew -Jersey, raconte qu'un jeune homme pieux , du nom de Leslie , après y avoir fait, il y a cinquante ans, ses études de théologie , recula de-

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sespérant du succès, se voyaient contraints de renoncer à prêcher l'Evangile ; et au lieu d'employer leur vie à faire connaître aux hommes « les insondables richesses » de Christ, il fallait qu'ils se résignassent à la passer tout entière dans les occupations du présent siècle.

Ces observations, on le comprend, n'ont pour objet que les jeunes gens des églises qui exigent, de la part des candidats au saint ministère, les études du collège, comme préliminaires à celles d'une faculté de théologie. C'est la règle générale chez les presbytériens ; à l'exception de ceux duCumberland ; c'est aussi la règle que suivent les épiscopaux et les congrégationalistes. Bien que lesbaptisleselles méthodistes se contentent de beaucoup moins, comme je l'ai dit, ils font maintenant de louables efforts pour donneràleurs ministres une instruction plus relevée. Aussi ont-ils institué, ces dernières années, plusieurs collèges que le Seigneur bénit manifestement.

La Société Américaine d'éducation est donc destinée k fournir aux églises le nombre croissant de ministres qu'elles réclament, en secourant dans leurs études les jeunes gens qui se consacrent au saint ministère. Elle repose sur une base fort large ; car elle accorde ses

vant la responsabilité du ministère sacré et crut devoir plutôt se vouer à l'enseignement. Il gagna de la sorte une jolie fortune, et à sa mort il légua 15,000 dollars au collège, pour qu'on en consacrât les intérêts à secourir des étudiants pauvres. Il est un grand nombre d'excellents ministres du Seigneur qui doivent à ce legs charitable d'avoir pu faire leurs études.

subsides à tout jeune homme pieux et bien doué qui, appartenant à l'une des communions évangôbques , paraît avoir les dons requis pour prêcher Jésus-Christ et ses grâces. Les seules conditions qu'on exige d'eux c'est, 1" de suivre le cours complet des études préparatoires et théologiques dans un des collèges et des séminaires approuvés par la Société ; et 2" de restituer les sommes qui leur ont été avancées, si Dieu leur donne, par la suite, le moyen de le faire. On exerce d'ailleurs sur eux une surveillance trôs-slricle.

Après avoir commencé avec un très-petit nombre de pensionnaires , elle en est venue , par la bénédiction divine, à étendre considérablement ses bienfaits. Elle a secouru des jeunes gens appartenant à huit églises évangéliques différentes. Il y a trois ou quatre ans que le nombre de ceux qu'elle aidait de ses fonds, s'élevait à plus de onze cents. Dans l'année finissant au 1" mai 1841, époque du dernier rapport qui me soit parvenu, le chiffre en était de huit cent dix. Ils faisaient leurs éludes en divers lieux : les uns dans des académies et dans des écoles secondaires,* d'autres dans des collèges et dans des séminaires théologiques. Le nombre total des jeunes gens secourus depuis la fondalion de la Société au l^'mai 1841 est de trois mille trois cent quatre-vingt-neuf. La recette de cette année fut de

* Grammar schools, que nous avons aussi désignées sous le nom d'écoles supérieures: terme moyen entre les écoles primaires et les collèges, ou académies. Du reste, il ne nous a pas toujours été facile de démêler les nuances qui distinguent plusieurs de ces établissements d'Instruction publique. (Trad.)

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