CHAP. XXX. DERNIEKES OBSERVATIONS , ETC
Dieu , des libres efforts de chaque fidèle , il élait bon d'iiidiffuer ce que peul le syslème voloutaire, et comment déjà, sous cette influence, l'Evangile exerce son action partout où il le peut légitimement. En le faisant, d'ailleurs, j'ai répondu à une foule de questions qui m'ont été adressées durant mon séjour en Europe.
Ainsi donc, j'ai montré comment nous nous procurons des fonds pour l'érection de nos temples , pour l'entretien de nos pasteurs et pour faire prêcher l'Evangile dans les lieux oii il n'y a pas encore d'églises régulières. Et comme il nous faut un nombre croissant de ministres soit pour les nouveaux établissements de l'Ouest, soit pour la population toujours plus considérable de nos villes et de nos villages de l'Est, je suis entré dans quelques détails au sujet de l'éducation, depuis les écoles primaires, jusqu'aux séminaires théologiques.
Il importait ensuite de faire voir les services que la presse rend à la cause de l'Evangile et à l'extension du règne de Dieu ; puis avec quels succès le principe volontaire lutte contre les maux les plus invétérés de la société. Enfin, j'ai parlé des institutions philanthropiques de mon pays, à raison de la part que l'action volontaire des chétiens y a prise dès leur origine.
Le lecteur qui a eu la patience de me suivre dans cette longue carrière , n'aura pu qu'être frappé de l'extrême flexibilité du grand principe que je soutiens. Quels que soient les cas qui se présentent, aussitôt ceux qui ont du cœur, des mains et une i)ourse , se mettent à l'œuvre d'un commun accord , et rien n'ar-
rùlc leur clan , soit (ju'il s'agisse de faire prôclier l'Evangile, ou d'allaquer le vice, ou de porter secours aux souffrances de l'humanilé.
El ce mode d'aclion n'est pas moins utile à ceux qui l'emploient qu'aux individus qui en sont les objets. Ils y exercent une énergie personnelle qui ne peut que leur être avantageuse. En effet, quel plus grand bonheur pour l'homme, tel qu'il est constitué, que de développer librement ses forces et sa bienveillance, d'être ouvrier avec Dieu, et d'avancer la gloire de son Créateur, tout en procurant à ses semblables le bien suprême d'un salut éternel ! *
' Voyez Appendice^ YI et VII.