CHAP. II. LES PREM. COL. — NEW-PLYMOCTH
lui avait donné en 1614, et qu'elle a toujours porté dès lors.
Du reste, les colons, à leur arrivée, s'étaient choisi pour gouverneur John Carver, auquel on avait adjoint un conseil de cinq personnes; plus tard le nombre en fut porté à sept. Le gouverneur et son conseil étaient, chaque année, soumis à une réélection. Pendant les dix-huil premières années au moins, le peuple tout entier se réunissait, comme anciennement à Athènes , pour la discussion et l'adoption des lois. Mais la colonie s'élant agrandie le long des côtes et à l'intérieur, la démocratie pure fil place à la forme représentative. Chaque commune nommait deux délégués à l'assemblée générale qui constituait la législature du pays.
Pendant quelque temps ils^n'eurent point de pasteur ou d'ancien , minisire de la Parole. Ce fut M. Brewsler qui dirigea leurs dévolions publiques, jusqu'à ce qu'ils eussent un pasteur proprement dit. Les affaires de l'Eglise se traitaient d'ailleurs exactement comme leurs intérêts civils : la confusion du spirituel et du temporel était entière.
Telle fut, en résumé, l'origine de la colonie de Plymouth, la plus ancienne de la Nouvelle-Anglerre. Placée sur une côte sablonneuse et peu productive, n'ayant derrière elle qu'un territoire assez restreint et peu favorable au commerce, il n'était guère possible qu'elle acquît une importance égale à celle de plusieurs des colonies dont nous aui'ons à parler. Mais nulle autre ne l'a surpassée par le mérite de ses fon-
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(liileurs. Tous raisaiciil i)ror(3ssion l1(3 piété, el aulanl qu'on peut le savoir, presque tous honorèrent leur profession. Ce qu'ils envisageiiienl comme le plus grand des biens, c'était la vraie foi. Ils craignaient Dieu ; Dieu marchait au milieu d'eux, et sa bénédiction reposa sur leurs entreprises. L'anniversaire de leur débarquement à Plymouth, le 22 décembre, fut longtemps un jour de fêle nationale. Les hommes les plus éminenls que cette colonie a produits l'ont célébré tour à tour par des discours publics et par leurs hymnes, remplissant de la sorte un devoir à la fois patriotique et religieux.