‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 53 sur 185 · CHAP. VU. LES PRF.M, COL. — NEW-JERSEY · texte numérisé non relu

CHAP. VU. LES PRF.M, COL. — NEW-JERSEY

posaitdequakers, etil en est encore ainsi de nos jours.

Après environ douze années d'embarras, à dater de la révolulion anglaise de 1688, les propriétaires des deux New-Jerseys, cédèrent tous leurs droits à la couronne. En conséquence, ces provinces, réunies en une seule, furent placées sous l'administration du gouvernement de New-York, tout en conservant leur législature particulière. On conçoit les débats et les mouvements politiques qui s'ensuivirent, etcependant la population de ces contrées ne cessa de s'accroître.

Il est, du reste, peu de provinces en Amérique qui aient été colonisées par des hommes plus religieux, plus intelligents et plus moraux. Nulle part les églises des Etats-Unis n'ont possédé des ministres plus capables et plus fidèles. C'est là que l'admirable David Brainerd consacra la fin d'une vie trop courte à prêcher l'Evangile aux Indiens. Ce fut aussi là que travailla le célèbre William Tennenl, et ces autres serviteurs de Dieu dans la société desquels Whilefield eut tant de joie, et dont le ministère porta de si riches fruits. C'est là qu'ont eu lieu, surtout dans le New- Jersey oriental, ces effusions du Saint-Esprit que nous raconterons plus tard. Enfin, c'est au New-Jersey que fut érigé le quatrième des collèges américains, celui qu'on appelle communément Nassau-Hall, et qui a compté parmi ses présidents quelques-uns des plus grands théologiens de l'Amérique : Dickinson, Burr, le vieil Edward, Finley, Witherspoon, Smith, Green, etc. Je puis dire enfin qu'il n'est pas d'Etat en Amérique dont l'histoire démontre avec plus de clarté l'in-

tliience qu'exerce longtemps après elle une population bonne dus l'origine; en sorte que, malgré sa faiblesse relative, l'Etal de New-Jersey est un de ceux auxquels la nation américaine a le plus d'obligations.

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