‹ La religion aux États-Unis d'AmériqueChapitre 61 sur 185 · CHAP. XI. LES PREM. COL. — ÉCOSSAIS · texte numérisé non relu

CHAP. XI. LES PREM. COL. — ÉCOSSAIS

encore, disait Tennent en 1744; et par la bonté divine il jouit d'une belle vieillesse, car il est dans sa quatre-vingt-huitième année. » *

Cependant c'était la Pensylvanie que la Providence destinait à recevoir, bien qu'à une époque postérieure, le plus grand nombre d'émigrants presbytériens d'Ecosse et d'Irlande, notamment de ces derniers. L'on dit qu'en 1729 il y arriva 6,000 Irlandais, et qu'au milieu du siècle on en comptait 12,000 de plus chaque année. * Ils s'établirent dans la partie orientale et dans les districts du centre, les seuls points qui ne fussent pas encore occupés par les blancs. Ils remplirent entre autres le comté deCumberland.

De la Pensylvanie il s'en fit une émigration considérable vers le Maryland oriental, la Virginie centrale et dans les comtés occidentaux de la Caroline du Nord . D'une seule année mille familles, dit-on, quittèrent les anciens établissements pour la dernière de ces provinces. C'était en 1764. Leurs descendants y forment une population serrée, homogène, occupant tout l'ouest de l'Etal, et se distinguant par une moralité sévère et par leur attachement aux principes de leurs ancêtres. En 1749, cinq à six cents Ecossais s'établirent près de Fayette-ville, Caroline du Nord ; d'autres les suivirent en 1754, et dès lors il n'y eut

1 Le révérend William Tennent, cité par le docteur Hodge.dans son Histoire conslilutionnelle de l'Eglise presbylérienne des Elals-Unis.

2 Dans son Histoire de la Pensylvanie , Proiid dit qu'à celte époque ils arrivaient par grandes troupes du nord de l'Irlande.

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pas d'année que ce peuple robuste et industrieux n'y envoyât de nouveaux essaims. *

Outre les colons écossais et irlandais venant de la Pensylvanie, le Maryland en reçut directement d'Lcosse et d'Irlande. Le colonel Ninian Beall, du comté de File, se trouvant compromis dans les troubles de sa patrie, s'enfuit d'abord à laBarbade. De cette île passant au Maryl;uid, il acheta des possessions immenses, où deux cents de ses amis et de ses voisins le joignirent vers l'an 1690, et avec eux leur digne pasteur, le révérend Nathan iel Taylor.

En 1684, une petite colonie d'Ecossais persécutés s'établit dans la Caroline du Sud, sous la conduite de lord Cardross. En 1737, une multitude d'agriculteurs et d'ouvriers campagnards partirent d'Irlande pour celte province. Mais sans entrer dans plus de détails, disons seulement qu'il n'est pas d'Etat en Europe qui ait fourni à la Caroline du Sud autant de colons que l'Irlande presbytérienne.

Une partie de la colonisation de la Géorgie se fil aussi par les Ecossais et les Irlandais qui émigrèrent de la Pensylvanie, en traversant le Maryland, la Virginie et la Caroline du Nord, et s'échelonnant sur tous

1 On assure que les colons qui s'établirent près de Fayette-ville, Caroline du Nord, étaient presque tous des montagnards écossais. Quelques vieux tiabitantsy parlent encore la langue gaélique, qui, si je ne me trompe, est toujours usitée dans le culte public d'un petit nombre de leurs églises. Le service, du reste, s'y fait exactement comme en Ecosse (Voyez Hodge's Conslilulional Hislory , elc).

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