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mules. La bénédiction et la malédiction de oer« taines personnes, et dans certaines conditions, sont conçues comme des arrêts du destin dont nulle puissance divine ou humaine ne saurait conjurer l'effet. Quand Isaac bénit Jacob, croyant bénir Ésaû, il ne peut rattraper les paroles, on peut dire les destinées heureuses qu'il a par erreur attribuées à son second fils, et il ne songe pas à se rétracter ni à prier lahvé de révoquer une concession que la fraude rendrait, pour nous, invalide ; il n'a de ressource que dans une bénédio tion secondaire, qui donne au pauvre Ésaû ce qui n'était pas en contradiction avec les avantages du fortuné Jacob 1 . La malédiction de Noé pèse à tout jamais sur Canaan 2 . Quand Balaam s'en vient pour maudire Israël, lahvé se voit obligé d'aller au devant de lui, de l'arrêter sur le chemin et de mettre des paroles de bénédictioîa deais . la bouche du devin-sorcier 3 . La malédiction une fois prononcée, lahvé lui-même n'aurait pu en détourner l'effet. C'est la vertu magique de l'incantation sacrée qui passe dans les paroles solennelles des pères, dans les oracles des prophètes, et l'on peut ajouter dans les sentences des prêtres