CHAPITRE XII
BfsliqiK pratique.
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La f*hi]<>«ôfJii^ d'Em^f'ïOO «st une Ihforie de la force saii? eS'-i-rt el de rénergîe aisée.
D^jâ son maître Channmg êlaîi on mystique de TaclioD : il donnait léte l:«ai>c^«êe dans la Tertu, oublieux do re>îe. d^^ai^euxde îa Têrilê dle-méme. aTec de? raccourcis de raîsijDnenîenl et des témêrilês de lactique à la Pascal : t Pourquoi faul-ii répandre la vérité? Pour elle-même?. V'.ii, mais pour son influence sur le cœur: de sorte que toute façon de la répandre contraire à la tendresse est antî-chrêlienne: en voulant les movens elle sacrifie la fin même. * * Toute vérité ne tend qu'à provo«quer une disposition morale; c*est là le Jfcul critérium que nous puissions appliquer aux doctrines. » <* La relisrion améliore le caractère social. Son influence sur lensemble de la vie est t étalon par lequel on doit la juger. » Et avec plus d audace encore : « C'est parce que Dieu est le Bien et
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parce qu'en raimanl dous aimons la moralili^ iiarfaitc que nous sooioies tenus de l'iiimcr. Si nous pouvions concevoir Dieu comme n'ayanl pas les qualité» que nous nommons chez Ifs hommes vertus morales, ce aérait oolce devoir de déchirer et de détruire le germe même de la piété. » De tous les attributs de Dieu, il n'y en a qu'un, la moralité, qui lui mérite un culte : encore faut-il que sa moralité soit la nôtre. C'est l'essence divine subordonnée à l'idéal humain, c'est l'anthropomorphisme moral; c'est la divinisation de l'homme de bien. Toute angoisse ou toute rCverie de Vuu-delà s'évanouit: la conscience, seule, révèle de Dieu tout ce qui importe; elle est l'étalon auquel tout BC mesure dans l'univers. « En embrassant l'homme seul, dit Channing, nous embrassons par là mt^mc Dieu, le Devoir, la Vie, la Mort, la Providence. « Dieu est donc au niveau de l'homme. La bonne inriuencc de la religion apparaît » non en nous donnant des extases mais en communiquant à notre sens du devoir jias de délicatesse et de ressources, en élevant notre vie ordinaire, non en nous emportant vei-s quelque chose de plus kmtl que la moralité, car ce se7-ail ttoas importer plus haut tjue Dieu lui-même, n
Emerson achève la mystique que Channing a ébauchée. Sa conrércncc sur « la Souveraineté de la Morale n est le Credo des libéraux d'Amérique. * C'est un viens dicton, dil-il, que le mot de Nalha- Hiel Carpenter ; Je me repens d'avoir jusqu'ici tant courtisé la .servante au lieu de la maîtresse; il voulait dire, la métaphysique aux dépens de la science divine : la science divine, dans )e langage de notre , temps, serait la viorate. » Émorson remarque que la ' dévotion aux vieilles idées diminue, mais qu'il se pré-
parc un renouveau d'enthousiasme, dont la mord bém^ficiera; la religion pratique a un attrait, «ily< une force centripète équivalente à la force centfl fuge » : le centre aura seulement été déplacé, h sentiments s'ordonneront autour du sentiment mon « Si la théologie montre que les opinions change vite, il n'en est pas de môme des convictions d hommes à Tégard de la conduite : celles-là subsi tent. Le progrès de la religion est en raison dire( de son assimilation à la morale. »
« L'homme, dit-il dans Tessai sur les Lois spi tuellcs, n'a pas besoin de se tourmenter par ses spé< lations. Nos jeunes gens se rendent malades avec problèmes théologiques du péché originel, de Torig du mal ou delà prédestination. Ces questions-là ni jamais fait ombre sur le chemin d'un homme à mo qu'il ne soit sorti de sa voie pour les aller cherchei « Il est contre nature, dit-il encore, de s'absorber soi, d'étudier l'œil au lieu de ce que l'œil voit : si s'y risque, on en est puni en perdant la vue. I facultés de l'esprit croissent d'une croissance sa dans la mesure où il étudie les choses du dehc comme l'architecture, les bateaux, la chimie.... guetter l'esprit, à propos et hors de propos, pour démonter le mécanisme, c'est un peu le fait d détective : le procédé sent la mesquinerie, Tcspi» nage. Il y a de la chirurgie dans la métaphysk telle qu'on la traite. » « La métaphysique, dit-il cnco e.st une grammaire qu'on lit une fois pour n'y gu revenir. C'est tout un Manille de poivre, et il ne m faut qu'une cuillerée par an. J'admire les Hollandi qui brûlèrent la moitié de la moisson pour relevai prix du reste » : John Wise, vers 1700, avait déjà d
H Est-ce qu'on ne proclame pas en un jour plus de vérités que toute la Nouvelle Arif^lelerre n'en peut en un an mettre en pratique? «
Dans l'Essai sur t'Expérienca d'Emerson, les dix premières pages représentent l'homme comme en un demi-sommeil, où II glisse, parmi des visions qui flottent et fuieul, incapable de saisir rien de ferme, instruit, par son premier deuil, de la médiocrité de la douleur elle-même : les phrases se pressent, évoquent les déceptions, agitent les cauchemars, et une à une, par surprise, enveloppent d'une atmosphère étouITante, angoissent, paralysent; il n'est pas de pages, chez les sceptiques, plus insinuantes, plus dissolvantes; puis ayant joué de la spéculation avec tant de maîtrise comme pour faire sentir à quel point elle désole, voici qu'Émerson va sourire du désastre qu'il s'est complu à parfaire, et ayant laissé deux lignes Manches, il écrit maintenant : « Mais à quoi bon ces élégances et ces pédantismes ?. . . La vie n'est pas une dialectique. Si l'homme méditait sur la beauté d'un morceau de pain qui lui passe par la gorge, il mourrait de faim.... Il y |a des objections à toute conduite et â, toute action, et •de l'universelle présence de l'objection la sagesse pratique conclut à rindiiférence. Ne perdez pas la tête à penser; allez à vos affaires oii que ce soit. La vie n'est pas intellectuelle nu critique; elle est acharnée. La nature hait la badauderie.... Nous vivons parmi des jBurfaceH et l'art vrai de la vie est d'y bien patiner.... 'Ce n'est pas le l'ait d'hommes mais de fanatiques, ou, I H VOUS voulez, de mathématiciens, de dire que vu la brièveté de la vie il n'importe pas, pour si peu de ftemps, dese traîner dans le besoinou d'être haut placé. BbiiuvoDS des moments qui noua sont conûés : admi-'!
nislrons-les. Soyons équilibrés, soyons sages, soyons nous-mômes aujourd'hui. Traitons bien hommes et femmes, comme s'ils éLaient réels. Les hommes vivent dans leur fantaisie comme des ivrognes : c'est une Icmpèle de fantaisies, et le seul ballast que je connaisse, c'est le respect de l'heure présente,... Faisons la justice, là où nous sommes, à quiconque est en face de nous. » Le doute ne cède qu'à l'action. Il n'y a de certitude que dans une religion de l'action.
Aussi la religion d'Emerson est-elle une éthique. Il réduit l'émotion mystique à l'émotion morale, « On croit, dit-il, que la morale ne satisfait pas la sensibilité. Mais tou le religion n'est que ta morale de tel ou tel personnage sacré; dès qu'il se découvre, s'ensuivent l'amour, la vénération, les paraboles et les légendes, et les délices que goûtent par lui les hommes et les femmes de bien; » l'édifice d'une religion ne repose que sur la conduite d'un prophète. Mais les exemples consacrés de vertu ne différent pas dans leur essence des actes vertueux de tous les jours; la sagesse qu'on peut honorer autour de soi est la même d'où sont dérivées les mylhologies et les mystiques. « Nous allons chercher dans les livres fameux nos exemples de caractère, comme nous en voyons en Angleterre pour des fleurs qui croissent dans nos cours et nos prés, La vie est toujours riobe; elle adans chaque cercle domestique des charmes et des énergies tout spontanés que noua négligeons d'apercevoir, tandis que nous lisons dans les vieux auteurs des exemples de moins de prix. >i Toute la nature semble à Kmcrson un symbole de loi morale. Il n'est rien dans le monde u qui n'in- ,ue à l'homme ou ne lonnc à son oreille, comme
MYSTIQUE PRATIQUE Hi
un écho des dix commandemenls, les lois du bien et du mal. Ce caracliL'ie raoï-al pcnèlre si bien la moelle et les os de la nature qu'il en semble la raison d'être. C'est lo sa foucLion universelle. » « Tout phénomène naturel est une sentence morale, Qu'esl-ce qu'une ferme sinon un Évangile muet? Le marin, le berger, le mineur, le marchand ont eu des épreuves parallèles, qui menaient h la même conclusion. « Comment la nature est-elle maitresso de morale? C'est qu'velle est une discipline »; c'est elle qui, « par ses contrariétés, ses obstacles, ses dilemmes, est l'école de la raison h : la raison est la pensée qui agit, et c'est la nature qui lui apprend i\ être la raison pratique : elle enseigne que « chaque chose n'a de prix que par son usage 11, car elle est elle-même toute entière « faite pour servir », viade lo serve. Les Européens pensent volontiers que chaque chose a sa valeur par soi et pour soi : l'art pour l'art, la science pour la science, la force pour la force; selon Emerson, tout n'est que cause et n'a de valeur que par l'etTet. Ce n'est pas une finalité qui subordonne telle chose à I telle autre, comme cellede Bernardin de Saint^Pierre : die les subordonne toutes lune à l'aulre; c'est une . finalité réciproque; le monde est une mutualité. Et ' une mutualité obUgatoire. Une coopérative qui ne tolère pas d'isolés : l'homme peut se dire le roi de la création, mais comme bon gré mal gré l'univers se 1 sert de lui il faut qu'il se serve de l'univers sous peine
d'être un moyen sans Être une fin : il ne peut y^ , avoirpourluide négligencearistocratique, d'intellefiM I tualismo oisif. Ce n'est pas une rinalilé bornée, fixéêfl I d'avance; elle s'improvise au jour le jour, décroît oui nfiBCorott, se complique, se multiplie; c'est la finalité]
112 LA REU6I0N DANS LA SOaÉTÉ AUX ÉTATS-UNIS
élastique et rebondissante. « Quand un objet a servi à une fin, il est prêt pour un nouveau service » : la volonté qui use d'un objet n'en détruit pas les usages postérieurs; elle introduit une finalité de plus; elle^ multiplie Tordre de la nature selon les leçons qu'elloi a reçues d'elle. C'est un devoir de mettre en hâte letk choses en usage, comme de mettre l'argent en circu-^ lation. Plus l'argent circule, plus la nation est riche.i La loi économique est le symbole de la loi morale. Tel: semble le fond de la pensée d'Ëmerson. Et quand lii^ nature nous a appris par la raison à vouloir, ci nous y aide par l'imagination « Qui peut devin combien le roc battu d'eau a enseigné de f( meté au pécheur? combien de sérénité s'est reflél sur l'homme du ciel bleu? combien nous devons dï dustric à la pantomime des brutes? et comme prédi tour de la maîtrise de soi, que la santé avec ses hau et SCS bas fouille profond! » Toute l'âme, pensée et fantaisie, reçoit du môme maître la même leçon d'énergie. C'est dans l'action que les forces de l'homme convergent, c'est dans l'action que la loi de la nature prend corps. L'action est l'unité suprême. « Les mots sont bornés, mais une action est la perfec* tion de la pensée. Une action bonne semble remplir l'œil, et avoir un lien avec la nature entière. » « sage en faisant une chose les fait toutes. »
La nature n'a pas seulement l'action incessante elle a l'action aisée. Elle est l'énergie infatigable, et l'énergie facile ; elle est toute-puissante et enfantine : elle semble jouer quand elle travaille. Elle ignore Teffort, qui lasse, et la raideur, qui paralyse. Elle est une école de spontanéité. Comme la grâce n'est que l'économie des forces, une morale de l'action doit se,
compléter d'une morale de la grâce : el uq m^slicisme de l'aclioD, d'un rayslicismc de \a nature. « Noire vie, dit Emerson, pourrait être bien plus simple que nous ne la faisooR; on n'a que faire de convulsions, de désespoirs; nous allons cl travers de l'optimisme de la nature. » « L'amour, dit-il encore, devrait donner de la joie; et notre bienl'aisance est triste; nous nous tourmentons, sans plaire à personne, •> " Lois, credos. règles sont un travestissement. Notre société es empêtrée d'une machinerie pesante, pareille aux aqueducs .sans fin des Romains, vains depuis cette simple découverte que l'eau remonte au niveau de sa source. ■> La loi do l'action est la loi de ta vie : il Eanlse coucenlror; c'est n le secret de la puissance .. Le cheval marche mieux avec ses œillt.'res, l'homme avec sa dévotion h sa tilche... L'arbre ou le ruisseau ne se dédouble pas, ne pose pas; il est ce qu'il est, le même en tout temps. Mais l'homme se disperse par le vague de sa volonté; il rame d'une main et de l'autre fait palcllc contre l'eau, o
D'une mystique do la morale pratique h une mystique de l'économie politique, il n'y a qu'un pas : Chanuing et Emerson le sautèrent vile. C'est par là surtout qu'ils expriment leur race. On croit que les l/ttDéricains ont le goût du bien-ûLre : ce n'est pas tout àfalt cela, ils en ont la leligion, la superstition. Ils n'ont rien du jouisseur. Dans les sacrilices que leur CoOlc un confortable in.sipidc, ils sont dupes; ils Croient â l'obligalion de s'enrichir, ils se dévouent à I l'aident plus qu'ils n'en profilent. Leur culte de la J dvilisaliou uiatériellc a tous les caractères de l'illu- I BÎon religieuse. Ils s'immolent vraiment à Moloclt, | eommo les martyrs volontaires de Carthage. Lenr
hofîie est le temple où chacun d'eux, dévolemeDt sent descendre autour de lui Tesprit divin du progrès sous forme de confortable ou de luxe.
Les plus philosophes partagent Tillusion. Ils Tinterprètent, la spi ritualisent. Dans le progrès matériel ils découvrent le gage, la condition du progrès moral. L'histoire justifie leurs vues : la tolérance en Amérique est née du commerce; les vieux puritains firent, d abord grise mine aux nouveaux colons et les excla rent de leurs transactions : mais peu à peu le proE qu'ils avaient à faire affaire surmonta les préjugés.; Boston devint libéral en devenant riche. Il n'y a quif des intéri^ts communs qui accoutument les hommes souffrir leurs divergences d'esprit. Channing avait déj montré comment la tolérance progresse avec le sei pratique. « Dans un ûge, avait-il écrit en 1839, où étudie et où on applique les lois physiques, où on sérieusement aux prises avec les réalités physiqu où chacun a cette rouerie qui naît de l'esprit cora mcrcial et de la course à l'argent, il faut bien que fanatisme soit borné dans d'étroites limites ». fanatisme était « l'ennemi personnel » de Channing sa religion toute de conduite a assez à faire d'ol server le réel, dont il lui faut tirer parti, et el s'irrite de toute spéculation sur l'irréel comme d'u distraction dans l'effort et d'un retard dans le p grès; aussi accueille-t-elle tout ce qui chasse rhomme la métaphysique ou le dogme : elle sait à la lutte pour la vie de tenir à distance les chimè comme elle ne tend qu'à la vertu sociale, il nel déplaît pas que l'homme ait sans cesse présente besogne sociale ; et le matérialisme lui semble servir vraie spiritualité par cela seul qu'il dissipe la faus
HrsnQOS PRATIQUE ris
De plus, la richesse, en soi, a une valeur morale. Selon EmerBoii le caractère sacré de l'argent commence dès qu'il tire de la misère, « où la nature force le mendiant à mentir m. L'aisance est à la hase de toute moralité, toute indépendance d'drae repose sur l'indépendance financière. « Les Saxons ont été, pendant mille ans, la race dominante, sans autre cause que l'indépendance pécuniaire. Pas de punvm et tircensés du gouvernement, pas de clan, pas de vie patriarcale sur le revenu d'un chef, pas de système de dot, pas de clientèle : chaque homme paye son ccot. >• Le caractère sacré de la richesse se développe h mesure qu'elle accroît les relations de l'homme avec le monde, La finalité, on l'a vu, est la loi de la nature : la richesse est le moyen de tirer parti des choses. « Les gens de sens la définissent l'assimilation à euxmêmes de la nature. Ce qu'ils veulent, c'est le pouvoir : le pouvoir de donner corps à leur pensée, de la faire vivre en chair et en os : pour un homme d'esprit clair, telle est la fin pour quoi l'univers existe. » « Toutes les choses grandes et subtiles, minéraux, gaz, éthers, passions, guerre, commerce, gouvernement, sont ses naturels instruments, et le goût de chaque être pour ses outils croît avec l'excellence mâme de son mécanisme intérieur, »
Mais en consacrant la richesse, Emerson la spirilualise. Le principe de son utilitarisme, que rien n'a de prix que par son emploi, mesure la valeur de l'argent à ses usages, « Un dollar croît en valeur avec i le génie et la vertu du monde. Un dollar h l'univer-^ site vaut plus qu'un dollar en prison. " La richesse I n'est pas le terme, elle n'est que la voie. << La bonne ' tête est servante du but el mnltresse des moyens. La
116 LA RELIGION DANS LA SOatTÉ AUX ÉTATS-UNIS
canaille est corrompue par les moyens : les moyens sont trop forts pour elle, et elle déserte son but. »
La vraie richesse est celle qui développe rfime, on mieux, toutes les âmes : les biens intellectuels sont impersonnels; et le spiritualisme mène Emerson aa socialisme : « le vrai riche est Thomme dont la fortune est celle de tout le monde. L'art de rendre accessible h tous ce qu'il y a de mieux dans Fart et la nature est le problème de la civilisation... C'est une richesse de voir Tanncau de Saturne, mais qui I)cut acheter un tiMescope? »
La morale d'iilmerson est une morale du luxe, mais du luxe au service d'une pensée. Dépensez, mais au profit de votre génie, au bénéfice de votre mission. « Tant (|ne c'est votre génie qui achète, le placement est sûr ». « La prodigalité n'est pas de dépenser, mais de dépenser hors de la droite voie de sa carrière. » M De mi^me que la fiancée, par un seul attachement, est affranchie d'un système d'esclavage — de la nécessité de plaire à tous au jour le jour, — de môme Thomme qui a trouvé ce qu'il doit faire peut dépenser pour cela et cesser toute autre dépense. » Tout accroissement de résultats ne doit être qu'un accroissement de moyens. « Les maximes du comptoir sont des lois de l'univers. L'économie du marchand est l'économie de l'Ame. C'est de faire du gain un placement. C'est d'absorber le particulier dans le général. Le marchand doit être capitaliste ; les miettes: et les poussières doivent être remises dans la cornue. Le gain ne doit pas aller à la dépense mais au capital- Tout dans la Nature grimpe toujours plus haut; 1 force physique devient la force mentale et morale.; C'es^ la loi des intérêts composés. C'est le capil