LA COOPÉRATIDN DES ÉGLISES S
[Qt OU à i'Ë^lise catholique du bien qu'elles font
les faubourgs. Les églisRs, ayant la môme
«le, se louent entre elles de ce que l'une fait là
4'aulrc ne ferait rien, « Nous sommes heureux, dit
) protestante l'Union chrétienne, que l'Eglise
ngrégationnallste de Washington ail refusé son
1 pour une conférence contre l'Eglise romaine;
iproteslants ont mieux à faire que d'encourager
■ croisade contre une Église qui, quelles que soient
«rreurs, maintient la loi de Dieu, proclame l'Évan-
t du Christ, et fait plus que toutes les autres
Efimble pour donner une sanction à la conscience
't la morale dans certaines classes nombreuses de
I population. Si l'Église catholique était ren-
I par une autre cause que par la substitution
B foi plus libérale et plus intelligente, le pays se
ferait sur la pente d'une révolution, sinon de
■chie absolue. » Chaque Église se justifie par
jpTôJe social. Toute la nation sait gré au clergé
riique d'être entre elle cl les émigrants une sorte
(ermédiaire civilisateur qui se sert de la foi pour
lecoutumer à la loi. L'immigration calholique a
) prestige de l'Eglise romaine en faisant d'elle
Collaboratrice nécessaire de l'Étal américain. Les
s d'Amérique ont loujours eu pour tâche d'amé-
!er les nouveaux-venus; au xvui" siècle, quand
migres étaient protestants, c'était aux Églises
iaiaes et presbytériennes de faire leur éducaiion
; l'Eglise catholique a hérité de leur mission.
S f accroissement de l'immigration polonaise, les
'cations et les sociétés juives sont devenues des
S sociales par leur rôle d'organes assimilatcurs.
^our, on ne leur marchande pas le prestige; ou
ne soupçonne pas d'hypocrisie ce qui se fait pour le bien public.
I^a coopération des Églises prend des formes mulliples. Tantôt elles se partagent le champ où elles doivent individuellement agir, tantôt c'est pour une . action commune et publique qu'elles s'unissent. Sou- \ vent elles se coalisent pour réformer les administrations locales. Quand les divers partis politiques sont trop corrompus, elles tentent d'organiser un courant d'opinion indépendant des factions, une sorte de parti provisoire des honnêtes gens. A la Conférence . religieuse de TÉtat de New York de novembre 4900, I plusieurs discours furent prononcés sur le rôle des Églises dans la politique; M. Strong, délégué des États-Unis à l'Exposition de 1900 pour la section d'Économie sociale, y envoya le sien par écrit; et le contrôleur des finances Coler, un des hommes les plus considérables de New York, y parla ainsi : « Nous avons jusqu'ici, quand l'état de choses devenait intolérable, mis un parti dehors au profit d un autre ; cette méthode n'a réformé ni un seul parti ni un seul homme de parti. Quand il y a corruption et incompétence, la cause en est plus profonde : elle est dans le sentiment public, ignorant et égaré. Pour j corriger les conditions sociales et politiques, TÉglise , doit atteindre les masses, et pour cela leur apparaître ' comme une organisation patiente et pratique en vue du progrès matériel. Vous ne gagnerez pas une voix à la cause d'un bon gouvernement si vous dites aux gens que leur vote leur donnera plus de chances d'aller au ciel ; mais vous pouvez peu à peu gagner des milliers de voix si vous persuadez aux masses qu'un gouvernement municipal honnête leur vaudra