LA COOPÉRATION DES ÉGLISES
catholique, le Calbolic World, que les Livres saints des Juifs étaient une portion des nôtres; que notre sainte Vierge était une juive; que les premières gouttes du sang précieux de Jésus furent versées dans le rite juif de la circoncision. Le Juif dévôl d'aujourd'hui, debout dans sa synagogue, entend les mêmes mots que lut Jésus de Nazareth quand « il entra dans la synagogue et se leva pour lire ». Au congrès des femmes juives de l'Exposition de Chicago, Mgr Ireland, au nom du catholicisme, parlait ainsi : « Toutes les nations qui adorent un seul Dieu et pratiquent purement sa religion sont héritières d'Israël et répèient le psaume : « Si je l'oublie, ô Jérusalem, que ma main droite soit oubliée; que ma langue se colle à mes mâchoires si je ne me souviens pas de toi! » « Gel Sge, concluait-il, est un flge de concorde et de paix cernent fondées sur l'humanité et la fraternité. Sur nulles États-Unis donnent l'exemple au monde. » mépris de tout fanatisme sectaire est en train sndre aux États-Unis la force d'une mode, et de ir un de ces courants d'opinion à l'encontre despersonne n'ose plus aller sous peine de se dis- Ifier. Les protestants peuvent attaquerune à une" les habitudes d'esprit ou toutes les règles de (line des catholiques, mais de l'Église calhohque son ensemble ils commencent à ne plus parler ïc respect. « L'unité organique du christiaécrit un journal épiscopalien, est un idéal isera le xx" siècle. En attendant, il y a entre de tous titres une coopération qui mellra ïu en relief les fins essentielles de la religion. On ,pIuB en plus de villes où les églises travaillent icert à l'amélioration de la commune. Iia"Ei?i V"*^-
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Les É^ses se tolèreal parce qu'elles se soaci^i l^os (le l'acUon que <lu do^me. KUes sentent que le bien social à faire est intiai et qu'aucune d'elles a'y peut suffire. Elles savent qu'aux divers lempérameoLt il faut des cultes divers, et que plus il y a de religions, plus il jr a d'individus sur qui la religion a prise; la variété des races fait des États-Unis un champ d'expériences psychologique : la diversité humaine y est une vérité d'évidence. Comme il n'y a qu'une morale, les Églises savent être autant de moyens divers en vue d'une m£me fin. La multiplicité religieuse semble la condition de la vie religieuse. Le catholicisme, qui en Europe ne se fait fort que de son unité, en Amérique se fait fort aussi de sa variété; il s'y vante d'être toutes les religions en une; il tire argument non de ce qu'étant un il fait les hommes plus pareils entre eux, mais de ce qu'y ayant ea quelque sorte autant de catholicismes que d'individus, il se plie à toutes les personnalités et les développe toutes; le grand eiïort des Paulistes a été de montrer dans le catholicisme, avec tous ses ordres et toutes ses ramifications, la plus multiple et praliquemont la plus élastique, la plus individuelle des religion h.
Au xviii° siècle, les Épiscopaliens savaient gré aux ; Méthodistes de leur servir de flanc-garde et de caté-
liser ce qui était en marge de la société, « les
eurs, les menteurs, les ivrognes, les suppôts d* «ts de coqs, de jeux de cartes et de courses de hevoux ». Aujourd'hui ils savent gré à l'Armée du