CHAPITRE PRÉLIMINAIRE
Le monde est en proie au mal ! — Cette plainte est aussi ancienne que l'histoire ^ que la poésie antérieure endoreà l'histoire^ même que la plus ancienne entre toutes les poésies y que la poésie religieuse. L'histoire et la poésie^ pourtant ^ font commencer le monde par le règne du bien , par l'âge d'or, la vie dans le Paradis, ou une vie plus heureuse encore à cause du commerce avec les ' êtres célestes. Mais ce bonheur, les mêmes traditions poétiques et historiques le font bientôt évanouir comme un songe, et montrent la chute
des hommes dans le mal ( le mal moral avec lequel marche toujours de pair le mal physique ) de plus en plus rapide et profonde (i) ; en sorte que maintenant ( et ce maintenant est aussi ancien que l'histoire ) nous vivons dans les temps suprêmes ; le dernier jour^ la fin du monde sont à notre porte (2). Dans quelques contrées de rindpstan , l'arbitre et le destructeur du monde , Routtren ( appelé encore Siba ou Siven ) ^ est déjà honoré comme le Dieu aujourd'hui le plus puissant; le conservateur du monde , Wischnou, las de remploi qu'il avait reçu du Créateur du monde ^ ajant abdiqué déjà depuis des siècles.
Une opinion plus nouvelle , mais moins répandue , est l'héroïque opinion opposée qui a trouvé créance parmi les philosophes^ et surtout^ dans ces temps modernes , chez les pédagogistes. Elle consiste à dire que le monde marche dans une direction précisément inverse de la précédente , qu'il va du mal au mieux continuellement , quoique le progrès soit à peine sensible ; que , du moins, la disposition à l'amendement moral se
( I ) ^ M tas parentûm , pejor avis , tulit
Nos nequiores, mox daiuros ProgenUm vitiosiorem.
(2) La première édition de cet écrit a été publiée en 1 783, la seconde en 1794*
( N. du T )
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trouve dans la nature humaine. Mais cette opinion^ ses partisans ne l'ont certainement pas puisée dans l'expérience, s'il s'agit du bien et du mal moral (et non de la civilisation); car l'histoire de tous les temps élève, pour la démentir, une voix trop puissante ; il est probable qu'elle n'est qu'une généreuse hypothèse de la part des moralisteS'depuis Sénèqué jusqu a Rousseau, pour encourager à cultiver infatigablement ( si l'on peut compter sur une pareille disposition naturelle dans l'homme ) le germe du bien qui se trouve peut-être en nous. Du reste, tout comme on doit admettre que l'homme , de sa nature, c'est-a-dire ordinairement» est sain de corps, de même il n'j a aucun motif pour ne point le supposer, quant à l'âme, naturellement sain et bon. Que la nature, pour développer en nous cette disposition morale au bien , nous vienne donc en aidel Sanahilibus^ œgrotamus malis nosque m rectum genitos natura, si sanari velimus, adjuvat : dit Sénèque.
Comme, pourtant, il pourrait être arrivé que l'on se fût trompé dans ces deux assertions soidisant basées sur des faits, cette question se présente : un terme. moyen, au moins, ne serait-il pas possible? c'est-à-dire l'homme, dans son espèce, ne serait-il pas ni bon ni méchant? ou, en tous cas, autant l'un que l'autre, moitié bon.
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moitié méchant ? *— Un homme est appelé méchant non point par la raison que ses actions sont méchantes ou contraires à la loi , mais parce qu'elles ont un caractère tel qu'elles donnent droit de supposer dans Fagent des maximes mauvaises. Or, on peut bien constater par l'expérience que les actions sont contraires à la loi morale ; on peut même reconnaître , du moins d'après les. actions mêmes, qu'elles ont été accomplies contrairement à cette loi avec la conscience de la transgression que l'on commettait. Mais les maximes, on ne peut point les observer expérimentalement niéme dans sa propre conscience, par conséquent on ne peut point fonder sur l'expérience l'aflGirmation de la méchanceté d'un agent ayec une plaine et entière certitude. Il faudrait pouvoir conclure àj9non de quelques actions mauvaises , même de chacune des actions mauvaises acoomplies avec la conscience qu'elles sont telles, à une maxime mauvaise radicale, puis d^ cette maxime à un principe fondamental et universel de chaque acte spécial moralement méchant , principe qui deviendrait à son tour une maxime, pour pouvoir soutenir avec connaissance de cause qu'un homme est méchqnt.
Afin que le lecteur ne se méprenne point sur le sens du mot nature , qui, s'il devait signifier, comme à l'ordinaire , le contre-pied du principe
des actes libres ^ serait en contradiction flagrante avec les attributs de moralement bon et de moralement méchant^ je dois faire remarquer (Jue^ par nature humaine, j'entends uniquement le principe su^ectif de l'usage de la liberté en général (sous des lois morales objectives), principe qui est antérieur à to^t fait tombant sous les sens, auquel on peut d'ailleur& attribuer telle origine que l'on voudra. Mais il doit toujours être un acte de liberté, éan^ quoi l'usage ou l'abus de notre arbitre (i), en ce qui concerne la loi morale, ne pourrait pas nous être imputé, et ii n'y aurait pas lieu à dire bien ou mal moral. Par conséquent , ce ne peut être ni dans un objet déterminant la volonté par l'inclination, ni dans une impulsion instinctive qt\e se trouve la source du mal , mais uniquement dans une règle que la volonté se crée à elle-même pour l'usage de sa li-.^ berté, c'est-à-dire dans une maxime. Maintenant il ne faut pas poursuivre et demander quel est le prinicipe subjectif d'après lequel l'homme accepte
(i) n j a deux sortes à* arbitre y Vun animal, qui ne peut être déterminé que par des ressorts sensibles , c'est-àdire p/ijjio/o^? y Mein«/if; l'autre /i3r«, dont la détermination, indépendante des mobiles sensibles, a lieu par l'impulsion de causes motrices exclusivement représentées par la raison. L'expression pure et simple à^ arbitre est le terme générique. (Voir pour celle distinction »la Crit. de la Rais. pure. Trad. p. 4>'-) {^N,duT.\
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telle maxime plutôt que la maxime opposée. Gar^ si, en dernière analyse, ce principe lui-même était non plus une maxime, mais un pur instinct, l'usage de la liberté ne serait plus autre chos^e que la détermination par des causes physiques : ce qui implique. Quand donc nous disons : l'homme est bon de sa nature , ou il est méchant de sa nature, cela signifie simplement et exclusivement qu'il renferme en lui un principe primitif, à nous impénétrable (i), en vertu duquel il adopte de bonnes ou de mauvaises maximes; et l'homme est ici considéré en général et exprime en consér quencç, par ces maximes, le caractère de toute son espèce.
Nous pouvons donc dire de tel caractère moral de l'homme (et l'on va remarquer la différence qui existe entre l'homme et les autres êtres raisonnables possibles) qu'il lui est inné, sauf à
( I ) Que le principe subjectif de raccepUtion morale des maximes soit impénétrable , cela est tout d'abord évident. En effet , comme cette acceptation est libre , comme le principe ( en vertu duquel , par exemple , j'ai adopté une mauvaise et non plutôt une bonne maxime ) doit être cherché non dans les mobiles sensibles, mais à son tour dans une maxime ; et comme cette maxime doit avoir son principe , mais qu« hormis la maxime , il ne doit , il ne peut se présenter aucun principe de détermination du libre arbitre , on tournera ainsi indéfiniment dans le cercle des principes déterminants subjectifs, sans parvenir au principe primitif.
toujours faire cette restriction , que la nature n'en porte pas la faute, s'il est mauvais^ n'en recueille point le mérite, s'il est bon ; mais qu'il est tou* jours, quoi qu'il arrive, l'œuvre libre de l'homme. Or, comme le principe primitif en vertu duquel nous adoptons nos maximes, et qui, par cette raison y doit toujours être aussi du domaine du libre arbitre , ne peut être un fait empirique , Je bien , de même que le mal , dans Thomme ( en tant que principe subjectif d'après lequel sont admises telles ou telles maximes par rapport à la loi morale) , est dit simplement inné dans le sens, c'est-à-dire que le bien ou le mal est déjà un principe avant fout usage sensible de la liberté (pendant l'époque de la vie qui s'écoule depuis l'adolescence en remontant jusqu'au berceau), et peut, à ce titre , être représenté comme existant dans l'homme dès sa naissance, sans que pour cela la naissance en soit la cause.
Pour ce qui est de la divergence des deux opinions hypothétiques précédemment rapportées, elle a pour fondement cette proposition disjonctive : L'homme est (de sa nature) ou moralement bon ou moralement méchant. Or, il vient naturellement à l'esprit de demander si , après tout, on doit s'accommoder de cette disjonction , et si l'on ne pourrsiit pas soutenir que l'homme, de sa nature, n'est ni bon ni méchant. Une quatrième
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opinion pourrait être: que l'homme est tout ensemble bon et méchant, bon dans certaines oe* currences y méchant dans d'autres : l'expérience semble, en effet, confirmer ce moyen terme entre ces extrêmes.
Mais il est, eu général, du plus haut intérêt pour la morale de ne concéder, autant que pos« sible , de milieux moraux d'aucune sorte , ni en fait d'actions, ni en fait de caractères ou de qua-* Ktés, parce que, dans ces positions int^t*médiaires entre deux positions extrêmes, toutes les maximes courent risque de perdre leur sens précis et fixe. On nomm.e communément les partisans de cette sévère manière de penser d'un nom qui peut emporter un blâme, mais qui, dans le fait, est un éloge : on les appelle rigoristes ; les partisans de l'opinion contraire peuvent, par conséquent, s'appeler latitudinaires. Les latitudinaires admettent donc ou que l'homme n'est ni bon ni méchant et peuvent se nommer indifférentistes , ou que l'homme est bon et méchant tout ensemble el peuvent s'appeler syncrétistes (i).
(i) Si le bien est = a, son opposé contradictoire est le non-bien. Or le non-bien est la conséqHence ou du simple manque d'un principe de bien rzr: o , ou d'un principe positif du contraire du bien -=: — a ; dans ce dernier cas le non-bien peut aussi être appelé le mal positif. ( En ce qui touche le plaisir et la peine il y a un milieu , en sorte que le plaisir
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La réponse que les rigoristes , dans leur manière de voir (i), font à la précédente question
= a 9 la peine zur — a , et l'état dans lequel il n'existe ni plaisir ni peine , l'indifférence = o ). Si la loi morale n'était pas en nous un mobile de l'arbitre , le bien moral ( l'accord de l'arbitre avec la loi ) serait = a , le non-bien = o , mais ce non->bien serait la simple conséquence du manque d'un mobile moral 3= « X o* Or il y a en nous un mobile = a ; donc le manque de l'accord de l'arbitre avec la loi ( lequel manque =^ ) n'est que la conséquence d'une détermination contraire réelle de l'arbitre , c'est-à-dire la conséquence d'une opposition de l'arbitre = — a, c'est-à-dire n'est possible que par suite d'un mauvais arbitre ; et, entre un mauvais et un bon sentiment (prindpe intérieur des maximes) , selon lequel on doit juger la moralité de l'action , il n'y a donc pas de milieu. Une action moralement Indifférente ( adiaphoron morale ) serait une action résultant simplement de lois physiques , laquelle n'aurait aucune espèce de rapports avec la loi morale en tant que loi de la liberté , attendu qu'elle n'est pas un factiun , et que , en ce qui la touche , il n'y a pas lieu à ordonner , à défendre, ni même à permettre ( autoriser légalement ) , et qu'il n'en est nul besoin.
(i) M. le professeur Schiller, dans son Traité fait demain de maître ( Tbalia , 1 79^ , 3* partie ) sur la grâce et la dîgniêé en morale , déisapprouve cette représentation de l'oUigation , comme emportant avec elle une dispositioii d'âme convenable à un chartreux. D'accord avec M. Schiller sur les points fondamentaux , )e ne puis , sat celui-ci non plus , être' d'une opinion différente ; il ne s'agit que de nous entendre l'un l'autre. — J'avoue volontiers que je ne puis , précisément à
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se fonde sur une çbservation importante en morale : le libre arbitre a pour caractère particulier
cause de sa dignité , accompagner de grâce ridée du det^oir. Cette idée renferme une nécessité absolue avec laquelle la grâce est justement en contradiction. La majesté de la loi ( pareille à celle du mont Sinaï ) inspire le respect ( non pas l'horreur qui renverse , ni ^admiration douce qui invite à la confiance), mais le respect tel que le serviteur le ressent pour le maître, 'le respect qui, en ce cas le maître étant en nous , réveille dans notre sein le sentiment de la sublimité de notre propre destination , sentiment qui nous ravit plus que toute beauté. — Mais la vertu , c'est-à-dire l'intention fermement conçue de remplir ponctuellement son devoir, est également agréable dans ses résultats , plus agréable que tout ce que la nature et l'art peuvent o£Prir dans le monde ; et le type resplendissant de l'humanité , formé sur cette figure de la vertu , supplée bien aux ornemeuts des Grâces qui , s'il est seulement question de devoir, ;se tiennent à une respectueuse distance. Mais quand ou' regardera aux suites présumables que la vertu , lorsqu'elle trouvera entrée partout , préparera dans le monde, alors la raison dirigée moralement entraînera avec elle la sensibilité ( au moyen de l'imagination ). Hercule deviendra musagète seulement après avoir dompté les monstres , labeur devant lequel ces aimables sœurs reculent et tremblent. Ces compagnes de Vénus-Uranie sont des coquettes du cortège de Vénus-Diane , dès qu'elles veulent se mêler de détermination de devoirs , et fournir des motifs ad hoc, — Si maintenant l'on demande : quel est le caractère esthétique , et pour ainsi dire le tempérament de la vertu , s'il est ardent , et par conséquent joyeux , ou triste et morne ; il est à peine besoin d'une réponse. Cette dernière disposition de
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de ne pouvoir être déterminé à une action par aucun mobile ^ sans que T agent Vait reçu parmi ses maximes (sans qu'il ne s'en soit fait une règle générale de conduite) ; il peut toutefois y avoir accord entre un mobile quelconque et la spontanéité absolue du libre arbitre. Mais la loi morale est^ en soi y selon le jugement de la raison, un mobile , et qui l'adopte pour sa maxime est moralement bon. Celui, par conséquent, dont le libre arbitre n'a point été déterminé par la loi morale dans une action ressortissant de cette loi , doit avoir subi l'influence d'un mobile tout opposé ; et comme , par l'hypothèse , cela ne peut avoir lieu sans que l'agent ait admis parmi ses maximes ce mobile, et par conséquent aussi la déviation de la loi morale (jauquel cas il est
l'âme , disposition servi! e , ne peut jamais exister sans une haine cachée de la loi , et un coeur joyeux dans V accomplis'sèment ou devoir (non le contentement de V assurance de l'accomplissement de ce devoir) est un signe de la vérité de l'intention vertueuse , même dans la déi^otion y qui ne consiste pas dans les tourments que le pécheur repentant se fait subir à lui-même ( tourments qui sont très-équivoques et reviennent généralement à un reproche interne d'avoir manqué aux règles de la prudence ) , mais dans une ferme résolution de s'améliorer à l'avenir, laquelle , stimulée par le succès^ dispose l'âme à la joie , sans quoi on n'est jamais certain d'à,voir pris goût au bien , c'est-à-dire de l'avoir ac>* cepté panni ses maximes.
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méchant) , alors son sentiment par rapport à la loi morale n'est jamais indifférent^ n'est jamais ni bon ni mauvais.
L'homme ne peut pas non plus être moralement bon dans quelques circonstances et moralement méchant dans d'autres. Car s'il est bon dans un cas^ il a adopté la loi morale parmi ses maximes ; s'il doit^ lui-même, être méchant dans un autre cas, comme la loi morale de l'accomplissement du devoir en général est unique et universelle , la maxime ressortissant de cette loi serait tout ensemble générale et particulière : ce qui est contradictoire (i).
(i) Les moralistes anciens ^ qui ont épuisé ce qui peut être dit de la vertu, n'ont pas laissé irrésolues les deux précédentes questions. Us formulent la première ainsi : La vertu doitelle être enseignée ( par conséquent l'homme est indifférent à la vertu et au vice } ? La seconde était ainsi posée : Y a-4;-il plus d'une vertu ( il n'y a pas lieu par conséquent à ce que l'homme soit vertueux dans quelques circonstances , vicieux dans d'autres ) ? Ces deux questions étaient résolues par \è% anciens négativement , avec une fermeté rigoristique , et cela en toute raison ; car ils considéraient la vertu en ell^-mémè dans l'idée de la raison ( tel que l'homme doit être }. Si l'on veut juger cet être moral que l'on appelle l'homme dans la phénoménalUé y c'est-à-dire tel que l'expérience nous le fait connaître, on peut résoudre affirmativement les deux questions précédentes : car alors il est jugé non d'après la balance de la raison pure ( devant un tribunal divin ) , mais d'après m
Avoir une disposition au bien ou une disposition au mal comme manière d'être primitive et innée, ne signifie pas non plus que l'homme qui les revêt ne peut point les acquérir, qu'il n'en est point l'artisan ; cela signifie seulement qu'il ne peut pas les acquérir dans le temps ^ qu'il a toujours été tel ou tel , ou bon ou méchant, depuis sa jeunesse. La disposition , c'est-à-dire le principe subjectif primitif en vertu duquel nous adoptons nos maximes , doit être une et rien qu'une , sauf à être étendue à tout l'ensemble de Fusage de la liberté. Et elle doit elle-même être également admise par le libre arbitre, sans quoi elle ne pourrai t point nous être imputée. Mais pour le principe subjectif, pour la cause de cette admission , nous ne pouvons, malgré la pente irrésistible de l'esprit à s'en enquérir, en rien connaître, par la raison qu'il faudrait de nouveau alléguer une maxime dans laquelle serait admise la disposition , et que cette maxime présupposerait à son tour un principe. Ainsi , ne pouvant point déduire cette disposition d'un premier acte volontaire accompli dans le temps , nous la nommons une manière d'être que le libre arbitre tient de la nature ( quoique , dans le fait, elle ait son principe dans k liberté ).
terme de comparaison empirique ( par un juge humain ). Il sera encore parlé de ce point de vue dans la suite (*).
(*) Voir la Seconde Partie. (N. du T. )
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Quant au droit d'appliquer cette dissertation sur le bien et le mal primitif non à un individu , parce qu'alors l'un pourrait être considéré comme bon, l'autre comme méchaut , mais à toute. Tespècc , nous ne pouvons le démontrer qu'ultérieurement, à moins qu'il lote devienne évident, au mojen de recherches anthropologiques , que les motifs qui nous autorisent à attribuer à un homme le caractère de bouté ou celui de méchanceté comme lui étant ipné, sont de telle nature qu'il n'y a aucune raison de faire exception d'un seul individu, et qu'il faut en frapper, de Fun ou de l'autre, l'espèce humaine tout entière.