‹ La religion de Bab, réformateur persan du XIXe siècleChapitre 5 sur 21 · L'EMPYRÉE · texte numérisé non relu

L'EMPYRÉE

Au nom de Dieu, le Puissant, le Sage.

1. Qu'il soit exalté, celui qui a révélé le Livre en toute justice: il n'y a point de doute sur lui {le Livre), c'est une direction et un souvenir pour ceux qui croient fermement en Dieu et en ses signes.

2. Louange à Dieu, qui a créé les cieux et la terre, ainsi que ce qui est entre eux, par la justice; qui a précisé l’ordre et disposé le jugement. Peut-être vous laisserez-vous diriger par les signes de Dieu.

3. C’est lui qui a envoyé les Prophètes auparavant, et a révélé les Livres, en vous recommandant de n’adorer que Dieu et de ne pas être impies après avoir été vrais croyants.

4. Dis : Louange à Dieu qui a envoyé le premier Point avec la justice, et lui a donné l'Exposition, dans laquelle il ya un souvenir etune miséricorde pour ceux qui s’en montrent reconnaissants.

5. Dis : Seulement l'Exposition est descendue de la science de Dieu, et le premier Point est la justice, il n’y a point de doute là-dessus; nous y croyons tous.

Et plus loin encore ;

97. Et si tu les interroges [les gens du Livre) en disant : Qui vous a créés et vous a institué des épouses tirées de vousmêmes? [ls répondront : C’est Dieu qui a formé les cieux et la terre; il n’y a d’autre dieu que lui. Or comment se fait-il que vous ne croyiez pas au premier Point?

106. Dis : Certes, la voie de la bonne direction, (c’est) le premier Point et ceux

qui sont des guides vers lui: ensuite ceux à

qui ont cru aux signes de Dieu, ceux-là apparaîtront devant la Divinité.

. 111. I n’y a que Dieu qui sache cela, et celui à qui Dieu l’a enseigné, et qui certes est le premier point; mais bien peu est ce que vous savez! ,

Voilà une étrange expression, mais qui ne l'est que pour notre entendement, élevé à une autre école; elle n’a rien que de très familier à un musulman, sunnite ou chiite. Le premier point est celui qui, dans l'écriture arabe, est placé sous la première lettre de la formule Bism-illah «AU nom dé Dieu»; c'est cenquernes grammairiens appellent un point diacritique. On ne saura jamais toutes les vertus mystérieuses contenues dans ce simple point, qui a le bonheur d'être le premier et le seul de la formule sacrée; des volumes ont été écrits là-dessus, et ils n’ont sans doute qu'’effleuré la matière. Le bon musulman est donc tout préparé à entendre des choses merveilleuses quand on lui parle du premier point, qui est la clef du paradis et comme le pivot de la ma-

jesté même de Dieu, qui remplit l'univers et qui est symbolisée (à l'usage de notre pauvre cervelle humaine) dans ces simples mots : Bism-illah.

D'autres volumes sont connus sous l'appellation collective de Béyan ou exposition (de la doctrine), mot qui, comme nous venons de le voir, sert entre bâäbis à désigner la nouvelle loi. Il faut ranger parmi eux ce Livre des Préceptes dont le comte de Gobineau nous a donné une traduction !. Sans doute aussi il faut classer dans cette catégorie un volume sans titre qui fait partie de notre collection, et qui est aussi rédigé en arabe. Toutes les têtes de chapitres portent le titre de Roüh « esprit, âme »; ainsi, il ya « l'Esprit de l'argumentation, de la sanctification, du Messie, du trône, du pardon, de l'heure, des lettres, etc. » Là, c’est une autre formule d’invocation qui commence chaque chapitre : « Au nom de Dieu, auguste et aimable. » Le dernier mot contient en

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