‹ La religion de Bab, réformateur persan du XIXe siècleChapitre 4 sur 21 · SEPT VERSETS DE GLOIRE ET D'ÉVIDENCE · texte numérisé non relu

SEPT VERSETS DE GLOIRE ET D'ÉVIDENCE

Au nom de Dieu, le puissant, le sage.

« Dieu! Il n’y a d’autre divinité que Lui; il est le Vivant, le Surveillant, le Stable. — Rien ne lui est impossible dans les cieux et sur la terre, ni dans l’espace intermédiaire; il n'y a d’autre divinité que Lui, le Puissant, l’Aimable. L’exposition a cru en Dieu et en ce qui lui a été révélé de la part de son Seigneur, elle est son confesseur, comme l'ont été les anges et les savants, à l'égard de Dieu seul, “déclarant qu’il n’y a de divinité que Lui; tous sont ses serviteurs, et tous se prosternent devant Lui. — Il n’y a de divinité que Dieu, ses noms et ses attributs ; à lui la création et l’ordre; et tous reviendront à lui. — Il est le maître de toute chose;

et tous sont résignés à sa volonté. — A

lui les beaux noms et les paraboles sublimes; tout ce qu’il y a dans les cieux et sur la terre l’exalte, ainsi que ce qu’il y a dans l'intervalle ; et tout ce qu’il y a dans le royaume de l'ordre et de la création, et ce qui est en dessous, tout cela le sanctifie. — Tous sont ses serviteurs, et tous agissent selon son ordre. »

On voit que le style coranique est imité de fort près, jusqu’à la formule : « Au nom de Dieu, le puissant, le sage » destinée à remplacer la phraséologie bien connue : « Au nom de Dieu, clément, miséricordieux. »

Mais ce qu’il y a de nouveau et d’obscur à la fois, c’est l'emploi constant d'une terminologie particulière dont nous donnerons des exemples à mesure que l’occasion S'en présentera. Pour le moment il faut que nous expliquions ce mot étrange d'Exposition, qui est à proprement parler le nom de la nouvelle doctrine, le nom de la religion de Bàb ; exposition ou bâbisme, c'est tout un. Exposition est la traduction du mot béyän, qui signifie en

effet l’art d'exposer, de présenter un sujet, une pensée, un dogme; dans la langue des bäbis, c’est l'annonce de la révélation des nouvelles croyances; c’est ainsi que dans d’autres régions les mots magiques «la bonne nouvelle » servirent à désigner la réforme du judaïsme née sur les bords du Jourdain.

Cet ouvrage n'est pas entièrement l’œude Bäàb; on sait qu'il a été retouché par deux de ses disciples, Séid Hasan et Séid Hoséin, plus versés que lui-même dans les lettres arabes. Ces deux savants ont laissé cependant subsister des incorrections grammaticales qui auraient fait bondir les docteurs de Koufa et de Baçra:

la plus frappante est l’omission de l’article dans l'expression Nogtat al-Ola « le premier Point »;1l faut An-nogtat al-Oüla, sinon cela n’aurait guère de sens: maisil est à observer que les savants d'Orient qui-se piquent de connaitre les lettres arabes ignorent généralement l'existence de la règle qui veut que le nom et l'épithète soient tous les deux déterminés.

Cependant jamais cette faute n’échappera à un Arabe de naissance.

Puisque nous venons de parler du Premier Point, citons des passages inédits du nouveau Qorân où Ali-Mohammed se désigne lui-même sous ce nom:

Page 1