Confessions, V[II
2. Id., Id. Le texte de la Preniicre rédaction [41], 63, est plus modeste et plus prudent.
S. Confessions, VllI, 31-33. A la suite des pseudo- Wmoù-es de Mme de Warens, par le général Doppet [420], 257-258, on trouve une Lettre du curé de Confignon à Mme de Warens, pour lui recommander
Elle le convertit, et dès l'abord; mais la théologie eut peu de part à la chose. Cet adolescent romanesque et sensible, qui se voyait déjà, non sans effroi, recueilli par quelque « vieille dévote bien rechignée », eut une surprise émouvante et délicieuse. La « bonne dame bien charitable '> était jeune, belle et tendre. Elle avait un charme troublant, et sa voix faisait ic tressaillir » un cœur encore neuf. « A l'instant, avoue Jean-Jacques, je devins son prosélyte, sûr qu'une religion prêchée par de tels missionnaires ne pouvait manquer de mener en paradis ' ?>. Mme de Warens eut-elle scrupule d'enlever un enfant à sa famille? craignit-elle le scandale en gardant sous son toit ce joli garçon? ou bien ne sentit-elle pas tout de suite la séduction de Jean-Jacques, comme il avait senti la sienne? Elle ne mit, du moins, aucun empressement à le retenir. Un manant de son entourage proposa d'envoyer à Turin le fugitif genevois « dans un hospice établi pour l'instruction des catéchumènes », et se chargea d'obtenir de Tévêché le petit subside nécessaire au voyage. Elle accepta "; et, trois jours à peine après cet inoubliable dimanche de Pâques fleuries, qui lui avait apporté comme la révélation de son « salut », il parlait pour Turin, où des prêtres allaient faire de ce catéchumène charmé un catholique officiel.
11 partit « sans beaucoup de répugnance » ; c'est lui-même qui le reconnaît. Depuis dix jours qu'il avait quitté Genève, le contact avec le papisme ne lui avait encore valu que des impressions agréables et réconfortantes : c'était à la fois
« J. J. Rousseau, jeune homme qui a déserté son pays ». Gaberef, J.J. Rousseau et les Genevois [^'i8],oij, et Calvin et Rousseau [547""], 153), a reproduit ce document, qui est apocryphe, comme le reste des Mémoires.