‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 2)Chapitre 74 sur 241 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Lebon jeune homme de dix-neufans, qui faisaità Mlle Giraud une si fière déclaration de catholicisme, n'était pas seulement un ancien séminariste qui continuait à voir des prêtres et qui s'en rapportait à eux sur ce qu'il fallait croire en religion et penser de la vie. C'était déjà un apprenti homme de lettres, qui se préparait à porter bientôt <■(■ le nom d'auteur >> et « à soutenir ce titre avec honneur ^ ». Disons plus : il se sentait une vocation de moraliste. Il avait acheté un beau grand cahier, et inscrit à la première page : Réflexions critiques et morales. Les « réflexions » manquent dans le cahier; mais ce litre, un peu ambitieux, est, à lui seul, un programme ou, du moins, une intention -.

S'il n'avait pas encore beaucoup u réfléchi », il avait déjà beaucoup lu : il lisait dans la maison de son père; il lisait à l'atelier de Du Commun; il lisait les livres de l'abbé (iaime: il lisait sous la direction de l'abbé deGouvon"-; et

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