‹ La religion de J.J. Rousseau (volume 3)Chapitre 156 sur 239 · Lettre à M. de Saint-Germain, du 17 août 1770, XH · texte numérisé non relu

Lettre à M. de Saint-Germain, du 17 août 1770, XH

6. Lettres à Ou Pevrou et à Thérèse Levasseur, du 6 janvier et 25 juillet 1708, XII, 49", 88.

La rolipion do J. J. Rousseau. — II. 14

Coiili en faveur d"unc pauvre communaulé de nonnes'; il lait de la botanique avec des prêtres-. Plus tard, quand il sera revenu à Paris, on le verra près du bois de Boulogne distribuer des oublies à de petites pensionnaires de couvent, et sentir un frisson de joie, parce que la religieuse qui conduit la bande aura bien voulu, elle aussi, tirer de bonne grâce au tourniquet de l'oublieux''. Un de ses derniers amis sera le curé d'Ermenonville : il Taimait beaucoup, et se promenait souvent avec lui; ces deux âmes simples s'excitaient l'une l'autre à l'admiration de la nature^. Tous ces petits faits, il est vrai, prouvent peu, sinon ce

f.que nous savions déjà : que Rousseau n'avait point l'âme d'un sectaire, et qu'il avait depuis longtemps dépouillé l'instinctive répulsion que le clergé papiste inspirait aux enfants de Genève ^ Mais, dans cette affectueuse familiarité avec les prêtres calholiques, il y avait maintenant autre chose que de la courtoisie; il y avait aussi — par une espèce de lassitude intellectuelle, qui va, de plus en plus, l'accabler, — je ne sais quel attrait intermittent pour une religion « qui met un frein salutaire aux écarts de la raison », et qui, en supprimant les occasions de douter, supprime aussi celles de penser". Ce principe de là c soumission ) d'esprit dans le catholicisme, il serait tenté, à de certains jours, de le faire sien, non comme « plus vrai », mais comme « plus commode » : (( Un grand avantage que vous avez » dans votre religion, écrit-il au chevalier d'Éon, ■ est que votre clergé s'y tient bien, au lieu que le nôtre, composé de petits barbouillons, à qui l'arrogance a tourné la tête, ne sait ni ce qu'il veut ni ce qu'il dit, et n'ôte l'infaillibilité à l'Église qu'afin de l'usurpej* chacun pour

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