Cf. Confessions, VIll
0. Lettre a s^eauier de Saint-Drisson, du 22 juillet 170^, XL loi.
soi* ». 11 dira même à M. de Saint-Germain, à ce vieux militaire, catholique peu compliqué et sans raffinement intellectuel : << Ne craignez pas, monsieur, d'entendre de ma part rien qui vous puisse déplaire ; je respecte trop pour cela et vous et vos sentiments; et les miens, que je vois bien qui ne vous sont pas connus, en sont moins éloignés que vous ne pensez - ». Au duc de Croy, qui va le visiter en mars 1772, il tient les propos les plus édifiants, les plus rassurants, les plus conservateurs; el le bon duc écrit : « il me parut en gros presque orthodoxe sur les généralités 3 ». En 1761, quand il avait failli aller en Touraine, faire visite à dom Deschamps dans son monastère, il avait posé comme condition « qu'il n'irait pas à la messe * ». Dix-sept ans plus tard, quelques semaines avant sa mort, il écrivait au comte Duprat : <c Je n'ai nulle répugnance à aller à la messe; au contraire, dans quelque religion que ce soit, je me croirai toujours avec mes frères ^^ ». A Paris, il ne va peut-être pas à la messe, mais il entre volontiers dans les églises, pour prier, pour écouter les prédicateurs ". Plus d'une fois, on l'a vu, à Saint-Sulpice '', (( assister aux vêpres, pour y éprouver le divin enthousiasme » que les psaumes ont toujours réveillé en lui. Bernardin de Saint-Pierre nous a gardé le récit^de leur visite chez les ermites du Mont-A'alérien. Ils arrivent pendant