‹ La religion de J.J. RousseauChapitre 12 sur 386 · Confessions, IX, 4.ï · texte numérisé non relu

Confessions, IX, 4.ï

4. Lettre à [Du Peyrou], du 4 novembre 1764, XI. 170. 0. Contrat social, 111, 329.

sait jusqu'où les méditations coatiiiuellos sur la Diviiiitr, jusqu'où l'enthousiasuie de la vertu, ont i)u, dans leurs sublimes âmes, troubler l'ordre didactique et rampant des idées vulgaires? Dans une trop grande élévation, la tête tourne, et l'on ne voit plus les choses comme elles sont ' ». On ne peut pas dire que ce soient là des rétlcxions^de croyant; mais comme leur esprit de justice et d'intelligente sympathie nous entraîne loin des Dumarsais et des Fréret, qui traitent de « fourbes et d'ignorants les fondateurs de toutes les religions ^ ;>, loin même de Vollaire, qui a prolesté, sans doute, contre le Traité des trois imposteurs, mais contre le bréviaire d'athéisme, non contre le manuel d'exégèse '% et qui se croyait assez équitable, s'il reconnaissait, chez." tous les grands enthousiastes '> religieux, de la « bonne foi » peut-être dans leurs premières u rêveries >\ mais une bonne foi qui al)outit entin aux « fourberies nécessaires '' '. !

Il falhiil souligner cette opposition d'csfirit, opposition conscienic d'ailleurs, pour ne pas interpréter à contresens la <i pliilip[)i((ue » du \icaire contre le christianisme; on s'aperçoit mieux alors île tout r(» <pfelle conserve, de tout ce qu'elle « respecte ". Sans (ioulc. l'ossalure inlellec-

Page 1