XÉNOPHON, II
YouNG, m, 102-103. 150, 389.
ZiMMERMANX (Jeaii-Jac(iues), I,
ZiMMERMANN (Jcaii-Georges), II,
ZULIETTA (La), I, 135.
ADDENDUM
Dans la Revue des deux mondes, du !<"• janvier 1910 (p. 120- 139), sous le titre : Un sermon inédit de Mirabeau sur « La nécessité d'une autre vie », — M. Henri Welschinger a publié une espèce de profession de foi que le jeune Mirabeau, à court d'argent, aurait rédigée, en 1782, pour un ministre genevois à court d'éloquence. Sincère ou non, — et je la crois sincère, — cette profession de foi, que j'aurais utilisée dans cet ouvrage, si elle avait paru plus tôt, est un témoignage précieux pour l'histoire des idées que j'ai essayée de retracer ici. Elle nous offre, en effet, dans une langue émouvante et sonore, quelquesuns des thèmes religieux dont le Vicaire Savoyard reste, au x'vni" siècle, l'interprète et le propagateur. Sans doute le nom de Rousseau n'y est pas prononcé; et son optimisme un peu trop naïvement anthropocentrique y est ramené à des affirmations plus modestes; mais l'accent et la méthode sont bien ceux de Jean-Jacques (cf. surtout p. 129-138). Le prêcheur qui réclame une Providence vengeresse pour le juste opprimé, celui qui se refuse « aux discussions métaphysiques », pour se contenter d'être k homme », et qui écrit : « à quoi bon des analyses savantes, quand on n'a besoin que de l'équité et de la sensibilité naturelle? demandons au Ciel un cœur droit, et livrons-nous avec confiance à ce qu'il nous impose »; — celui qui veut « fuir la société, l'odieuse société, qui nous ôta les forces de l'état de nature, pour nous livrer sans défense aux maux de l'état civil »; — celui qui invoque passionnément le Dieu du sentiment intérieur, le Dieu des âmes simples, mais non des (( savants », et qui. d'une main pieuse, i< reconstruit l'édifice de nos consolations et de nos espérances, de notre félicité », — celui-là est bien un disciple du Vicaire. Dans l'histoire du rousseauisme religieux, ce « sermon » de Mirabeau doit être classé aux « pièces justificatives ».