‹ La religion de l'avenir (volume 3)Chapitre 6 sur 19 · SATNT PAUL ET SAINT JEAN · texte numérisé non relu

SATNT PAUL ET SAINT JEAN

rieures du développement du dogme ; mais ces contradictions sont ignorées , regardées de haut, ou lorsque des adversaires les relèvent avec intention, niées sans autre, par le sentiment religieux sûr de lui-même, fondé sur lui-même, pour lequel le monde entier des idées religieuses n'est qu'un moy^i de se rapprocher de ses buts. Dès qu'il est devenu un pouvoir indépendant, assez indépendant pour reconnaître les contradictions comme elles existent et pour s'en scandaliser, le sens de la vérité scientifique est un sûr symptôme du refroidissement du sentiment religieux et de la fin de sa domination exclusive sûr Tâme, car tant que ce sentiment est assez ardent pour n'admettre aucun partage» le sens de la vérité ne saurait en aucune façon lui faire échec avec assez de succès pour entraîner rintelligence et lui faire avouer l'existence de réelles contradictions. Telle était la situation du moyen âge chrétien, voyant dans le point de vue doctrinal des œuvres canoniques et des pères de l'Eglise en possession de Tautorité un point de vue unique et invariable. La fiction selon laquelle le christianisme est une doctrine sans développement est encore aujourd'hui reçue dans le catholicisme, puisqu'on y enseigne que tous les décrets des conciles n'ont été que des definitions.de doctrines chré-

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tiennes ayant existé dans TégUse depuis un t^mp^ in^mémorial ou dàs le commeno^ipdent.

En s*élevant contre le? ^us de Vllgti^ dealers, la Réforniation déchira celte fiction et ee ôt réacti<mnaire, î^ffîchant la prétention d'annuler une portion de l'histoire du développen^ent chrétien et de reinonter ?^u Nouveau Testament, c'ç^tràTdiçQ m point de vue doctrinal du premier siècle après la mort de Jésus- Christ. Il est vrai qu'à son insu elle faussait et défigurait ce point de vue en y compr-enant également les résultats dn développement ppstérieur qui avaient Fheur de lui agréer. Le protestantisme ne fit que rester fidèle à son principe quand il continua l'œuvre commencée^ quand il découvrit et signala successivement les anachronismes par lesquels s'é* tait indûment enrichie la dogmatique du Nouveau Testament, retrancha des périodes toujours plus longues de l'histoire du développement du christia* nisme et devint ainsi toujours plus réactionnaire h mesure qu'il croyait devenir plus libéral. Il faut dira que rhistoire des dogmes avait proposé h l'esprit ^es choses toujours plus inacceptables, mais elles n'é* talent cependant que les conséquences lo^ques des propositions contraires à la raison quHmpliquaient les principes fondamentaux ; aussi le travail commencé ne fut pas autre chose que Veffilemeni suo-

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