CH. V. — LES DIEUX DE LA RELIGION POPULAIRE
avaient besoin de manger. ( tsiris, Sokaris el Khontamentît ont-ils mandé quelqu'un auprès d'eux .' Les mortels viennent effarant leur cœur par la crainte du dieu, et nul n'ose le regarder en face parmi les dieux et les hommes, el les grands son! pour lui comme les petits. Il n'épargne pas qui l'aime, il enlève l'enfant à sa mère ri aussi le vieillard qui traverse son chemin ; tous les êtres, remplis de peur, implorent devant lui, mais lui ne tourne poinl sa lace vers eux ». Pour échapper à leur colère, on était obligé de leur payer un tribut. Les vivants leuroffraient des sacrifices, dont les plus solennels ('(aient célébrésà l'époque de la fête Ougaît, au commencement de l'année*. La sujétion des morts était encore plus grande. Les offrandes, qu'on leur faisait, devaient passer par les mains des dieux, qu'on suppliait de transmettre à tel ou tel double. Les rapports entre le dieu et ses fidèles ne changeaient pas après la mort. Durant sa vie, l<* fidèle avail été sujel . féal, amakhou du dieu. Il le restait après la mort. Cetle relation établissait un lien entre !<' dieu el ses adorateurs. On était amakhou khir Os/ri, « féal auprès d'Osiris », amakhou khir Phtah-Sokari, « féal auprès de Phtah-Sokharis ».
Le dieu habitait dans le temple, auprès du prince et de ses sujels. Le temple était l<* « château - du dieu, hdil, sa « maison », pirou, />/. A l'intérieur du temple, se trouvaient quelques ustensiles des-