‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 103 sur 220 · I. — LES TRIADES · texte numérisé non relu

I. — LES TRIADES

La triade est cette forme religieuse, par laquelle une divinité sorl de son isolement el alunil à deux compagnons. Les divers nomes composèrent des triades divines qui, pour cette raison, sonl dénommées « triades locales ». Les triades n'étaieni pas toutes uniformes. ( In en imagina plusieurs espè< Tantôt un dieu a une seule femme ej un seul lils. Tanlôl un dieu s'unil à deux dé£S&£S ; ainsi Le dieu Thoi d'Hermopolis s'unil aux déesses Seshatl Safkhîlàl)oui el Nahmaouît. Cette triade se rencontre

à Dendérah *. Jusqu'ici on n'a pas pu interpréter le nom de Seshaît ou Safkhit-âboui ; mais la déesse est un doublet de Thot, dans son rôle d'inventeur des lettres. Nahmaouît, Ne^avoù? des Grecs, est une épithète d'Hâthor et signifie: «celle qui arrache le mal ». Comme la déesse porte le sistre sur sa tète, son nom est une allusion à la propriété qu'avait le sistre d'écarter les mauvais esprits2. A Héliopolis, Toumou s'unit aux déesses Nebthôtpît et Ioasâsît. Nebthôtpît, qui signifie la « maîtresse de la carrière », est probablement l'Hâthor de Belbéis ou du Sinai 3. lousâsît, que les Grecs ont transcrit Sxtojiç4, paraît signifier: « elle grandit, elle vient» ; c'est aussi la déesse Hâthor5. Khnoumou s'unit aux deux fées Anoukît et Sâiîl. Dans le cas où la déesse était souveraine, elle s'adjoignait, pour former sa triade, un dieu et un fils. Ainsi la déesse de Sais, NU. épousa Osiris de Mendès et enfanta un fils au nom magique : Ari-hos-nofir, le « lion dont le regard est bienfaisant » 6. Hâthor de Dendérah s'associa Haroeris et un Horus, surnommé Ahi, « batteur de sistre » 7.

1. Dùmichen, Bauiirkunde der Tempelanlagen von Déridera, p. 26-27.

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