‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 109 sur 220 · Chap. vu, édit. Naville, t. I, pi. xxm, lig. 3 et suiv · texte numérisé non relu

Chap. vu, édit. Naville, t. I, pi. xxm, lig. 3 et suiv

3. Elle est aussi mentionnée au Livre des morts, chap. xvn, édit. Naville, t. I, pi. xxiv-xxv, lig. 54-58.

CH. VI. — LES DIEUX DE LA UlÉOLOGIE lsl

dans les textes le surnom d' « enfants de la défaite . Mosou bathasou, Mosou bathasii*. Vaincu el percé de coups, le dragon Apôpi tomba au fond de Vi teéan, à riieure même où commençai! la nouvelle ann Les membres de la grande Ennéade béliopolitaine composèrent avec Râ la première dynastie, qui commençait à l'aube du premier jour, cl se terminai! à Ilorus, (ils d'isis. Cette conception ne tarda pas à se répandre dans d'autres milieux. Mais la plupart des localités remplacèrent, à la têtede la dynastie, le chef héliopolilain par leur dieu propre. A m on à Tlièhes, Thot à Hermopolis, Phtab à Memphis, furent donc lescbefs <!<' la première dynastie royale. Les Egyptiens aimaient ainsi rattacher leur histoire nationaleà la divinitéel regarder les dieux comme les fondateurs de leurs fameuses dynasti

Les origines du règne de Râ se perdaient dans la nuit des temps. Elles avaienl même précédé l'achèvement de la création. Le ciel (Nouît) n'avait pas encore été séparé de la terre Sibou). Les textes nous apprennent en effet que Noutl ne forme le ciel qu'au moment, où le règne de Râ touche à sa fin, c'est-à-dire au moment ou l'Egypte comptait de longs siècles d'existence8, On lil au chapitre

1. Le combal <!•' Râ contre l<" serpent Vpôpi rappelle celui de Tiamal contre le chaos. (X Loisy, Les mythet babylonient <•/ tes premiers chapitres de ht Genèse, Paris, 1901, p 17 el Buiv.

2. Birch, Inscriptions in the hiiratic and démolie Charc pi. wi\, lig. s-'.».

:;. I .i 1 1 i;i re, /.<• tombeau </<• Siti /". i\ ' part., pi. \\ i, lig 28 >'i suiv.

xviie du Livre des morts 4, que le règne de Râ commença au temps où les soulèvements n'avaient pas eu lieu, c'est-à-dire lorsque Shou n'avait pas encore séparé violemment Nouît de Sibou, en jetan la première dans l'espace pour former le ciel 2. Cependant l'Egypte existait déjà, et c'était une région prospère où les hommes vivaient heureux. C'est l'âge d'or de son histoire. La tradition en avait conservé le souvenir ; l'imagination s'en nourrissait avec plaisir. Héliopolis était la résidence de Râ 3. Il y avait choisi sa demeure dans la plus ancienne partie du temple, le « château du Prince », Hait Sarou, le « grand château », Haït âîlk. Râ avait sa cour et de nombreux domestiques. On prétendait que le grand prêtre, oirou-maou, et la grande prêtresse, hankistîi, du temple d'Héliopolis, descendaient de cette domesticité. Un meunier et des broyeuses de grain figuraient au nombre de ses domestiques. Ces broyeuses préparaient le grain pour la bière 5. En monarque prévoyant, Râ faisait chaque jour le tour de ses provinces. Il s'arrêtait une heure dans chacune d'elle, accueillait les requêtes de ses sujets, apaisait les litiges et répon-

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