De Iside el Oairide, XII
r>. De laide el Os/ride, xn : « C'était une manière de rattacher aux mythes osiriaques le personnage d'Haroôris, en le confondant
Isis devint reine d'Egypte, lorsque Osiris en devint le roi.
Osiris rendit, durant son règne, de grands services à l'Egypte. Les Egyptiens vivaient à l'état sauvage et se nourrissaient des fruits que la terre produisait naturellement. Osiris leur enseigna l'art de fabriquer la charrue et la houe, de récolter le blé et l'orge *. Il leur apprit aussi la manière de cultiver la vigne2. De son côté Isis ne resta pas inactive ; elle détourna les Egyptiens de l'anthropophagie : « Je fis cesser, dit-elle, avec mon frère Osiris, les anthropophagies » 3 ; elle les guérit de leurs maladies et institua les unions légitimes entre les hommes et les femmes : « J'unis, dit-elle, la femme et l'homme » 4 ; elle leur enseigna enfin la manière de moudre le blé entre deux pierres pour faire du pain 5. Elle eut aussi le génie de l'invention ;
avec son homonyme Harsîêsis, le fils d'Isis qui devint fils d'Osiris par le mariage de sa mère avec ce dieu ». (Maspero, Histoire t. I, p. 173, n. 6
1. Comme les Grecs identifièrent Isis et Déméter, Diodore attribue, liv. I, § 14, à Osiris la découverte même du blé et de l'orge. Si l'on en croit l'historien Léon de Pella (frag. 3-4 dans Muller-Didot, Fragm. historié, graec, t. II, p. 331), Isis se serait tressé une couronne d'épis mûrs et l'aurait posée sur sa tête, un jour qu'elle offrait un sacrifice à ses parents.
2. Ces légendes ont passé dans les textes ; cf. De Iside et Osiride, xm ; Diodore de Sicile, I, xiv-xv; Avien, Desc. Orbis, 324; Servius, ad Georgicorum, I, 19. Cf. Kaibel, Epigrammata graeca, p. xxi.