‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 118 sur 220 · Hymne d'Ios, dans Kaibel. Epigram. graec., p. xxi · texte numérisé non relu

Hymne d'Ios, dans Kaibel. Epigram. graec., p. xxi

T>. Cf., pour ces détails, Papyrus Ebers, pi. xlvii, lig. 5-10; Stèle de Meliernich, édit. Golénischeff, pi. iv, lig. 4, pi. v, lig. 100, et p. 10-12; Diodore de Sicile, I, xxv.

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c'est ainsi qu'avec sa sœur Nepathys elle inventa le métier à tisser ; elle fut enfin b première à ourdir et à blanchir la toile l. Osiris établît, pour lefl hommes, le culte des dieux, hàlil des templefl el régla lesdétails de la liturgie : « J'ai enseigné, dit-il, a dresser des images ; j'ai fondé les temples des dieux »2. Il inventa deux des espèces de flûtes, que les Égyptiens employaient dans les fêles :t. Ces œuvres pacifiques ne lui suffisaient pas ; il voulu! aussi conquérir la gloire guerrière. Il confia doue la régence à Isis, et, avec Thot l'ibis et Anubis le chacal, il partit en guerre contre l'Asie. 11 avait cependant une manière à lui de guerroyer: il n'employai! ni les armes ni la violence ; pour assujétir l<i> hommes, il les amollissait par les douceurs de la musique, il leurenseignaitégalcment lesdivers arts donl il avait gratifié l'Egypte. Il ne retourna en Egypte, d< longue campagne, qu'après avoir civilisé la terre entière4.

4. Partage de l'Egypte entre H or us et Sit el établissement de deux royaumes.

Osiris avait malheure usemenl un frère méchant et jaloux, Sît-Typhon. Cederniera donné naissance

1. Maspi ko. Mémoires tur quelque* papyrtu du Lom \ si Le Rituel de l'embaiimemenl non- montre [sis ûlanl l«> lin, Nepb ihvs tramanl la toile.

2. Hymne d'Ios, dans Kaibi i . Epigram. <//•</<•<•. P« XVI vvn- :?. Jubà, fragm. 7:;. dans Mi mm; Didot, Fragm. htt

t. III. p. 181.

■I. De ïeideei Oairide, nu; Diodore ds Su m.i.wmw

au fameux mythe typhonien. Sît avait la chevelure rousse comme le poil d'un âne de cette couleur. Il avait un caractère violent, à tel point qu'il avait déchiré, en naissant, les entrailles de sa mère *. Il ambitionnait de monter sur le trône, mais il en avait été empêché, durant l'absence de son frère, par la vigilance d'Isis. Lorsque ce dernier retourna à Memphis, Sît trouva l'occasion de réaliser ses desseins. Il invita Osiris à un banquet avec soixante-douze de ses officiers, dont il s'était, au préalable, assuré la connivence. Ce banquet de réjouissances devait célébrer les victoires d'Osiris. Sît avait fabriqué une caisse en bois ; il ordonna qu'on la lui portât durant le banquet. Voyant que chacun des convives en admirait la beauté, il dit qu'il la donnerait à celui qui la remplirait exactement. Tous les convives l'essayèrent, mais en vain. Lorsque Osiris s'y fût couché à son tour, on rabattit sur lui le couvercle, on cloua la caisse et on la jeta dans la branche tanitique du Nil, qui se chargea de la charrier à la mer2. A la nouvelle de ce crime, tout le monde fut rempli de terreur. Les dieux qui étaient liés d'amitié avec Osiris, craignant le même sort, s'empressèrent de se cacher dans des corps d'animaux3. Isis se plongea dans le deuil et partit à la recherche de la caisse précieuse. Elle eut le bonheur de la retrouver près de l'embouchure du fleuve, à l'ombre d'un gigan-

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