‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 131 sur 220 · Timéty |>. 22 B · texte numérisé non relu

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n'avaient pas le monopole incontesté de l'antiquité. D'autres peuples, suivant les auteurs classiques, leur disputaient ce titre de gloire : les Phrygiens *, les Mèdes, ou, chez les Mèdes, les Mages2, les Ethiopiens 3, les Scythes 4. La légende ne manqua pas, comme toujours, défaire son chemin. On racontait que le roi Psamitik et même d'autres Pharaons avaient institué des expériences pour savoir à qui des Egyptiens ou des étrangers appartenait la palme de l'antiquité 5.

Quoi qu'il en soit, un peuple, dont les origines se perdaient dans la nuit des temps, devait avoir des théories cosmogoniques. Elles circulaient en effet, sur les bords du Nil, comme des échos de traditions lointaines. Elles visaient tout particulièrement le monde organique, les règnes~anTmal et végétal. Le dieu Phtah avait modelé l'humanité de ses propres mains. A Philae et à Dendérah, il est représenté, entassant sur le tour à potier la quantité d'argile dont il va former le corps de l'homme 6. On avait cru autrefois que cette masse d'argile était, par analogie, avec d'autres cosmogonies, l'œuf du monde. C'est en réalité la masse de terre qui a servi à former l'homme au moment de sa création. Le dieu Khnoumou avait façonné l'humanité sur le

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