‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 140 sur 220 · Dûmichen, Bauurkundê der Tempelanlagt Edfù, dans la · texte numérisé non relu

Dûmichen, Bauurkundê der Tempelanlagt Edfù, dans la

Zeitschrift, 1S71, p. 91-93.

?. Brugsch, Religion und Mythologie^ p. 227, 3. De [side rt Osiridet xxxm.

en avaient fait ainsi un instrument de fertilisation. Du coup, le Nil s'était transformé et était devenu un dieu bienfaisant, l'être souverainement bon, Onnophris, Ounophriou. Il était maître de la principauté de Didou et régnait à Busiris et à Mendès. Le Didou était sa principale idole. Ce Didou amis, pendant longtemps, à l'épreuve la pa tience des égyptologues. Champollion le prenait pour un nilomètre ; Salvolini l pour une selle de sculpteur ou de modeleur; Arundale-Bonomi-Birch 2 pour un chevalet de peintre; E. de Rougé3y voyait un autel avec quatre tables superposées ou un pied soutenant quatre linteaux de porte ; Flinders Pétrie 4 y découvre une série de quatre colonnes, disposées en enfilade, et dont on n'aperçoit que les chapiteaux. Le Didou n'est en réalité que le fétiche d'Osiris5. C'est une espèce de pieu, surmonté de quatre colonnes superposées, qui représentent les quatre régions du monde. Pour les vieux théologiens d'Egypte, le Didou était aussi l'épine dorsale d'Osiris, qu'on conservait comme une relique dans la ville, à laquelle il avait donné son nom : Didou, Didît. Les représentations donnent parfois une forme humaine à ce Didou 6. Il tient alors dans sa main droite le fouet, et dans sa main

1. Analyse grammaticale raisonnée de différents textes anciens égyptiens, p. 41, n° 171.

Page 1