‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 17 sur 220 · Hermès Trismégiste dans Stobi b, Eclog. I · texte numérisé non relu

Hermès Trismégiste dans Stobi b, Eclog. I

pendues au ciel comme des lampes. Le ciel était soutenu par quatre colonnes, auxquelles on substitua plus tard quatre pics, placés aux quatre points cardinaux. La Méditerranée empêchait de s'approcher de celui du Nord L Apît-to, la « corne de la

(erre » (Notou xépaç, 'Eerrcspoo xépaç), était le nom de

celui du sud. Celui de Test s'appelait Bakhou, le « mont delà naissance », et celui de l'ouest, Manou, ou Onkhît, la « région de la vie ». Un grand fleuve faisait à peu près le tour de l'univers. Ce fleuve entraînait un bateau, sur lequel le soleil était posé, comme un disque de feu. Le Nil descendait du ciel, en se détachant du fleuve céleste ; les Egyptiens « pensent que le Nil est Osiris, transporté du ciel » 2. Comme il s'en détachait au tournant méridional, le sud devint pour les Egyptiens le plus important des points cardinaux, celui qui servait à les orienter.

Le Nil terrestre réglait ses variations sur celles du Nil céleste. Il croissait et décroissait en même temps ([lie le Nil céleste. La crue, qui se produit périodiquement vers le milieu de juin, était d'origine céleste : Isis, pleurant son frère Osiris, laissait tomber une de ses larmes dans le Nil d'en haut, lequel grossissait et descendait sur cette terre. Pausanias avait entendu d'un phénicien que « les Égyptiens célèbrent à Isis une fête, quand ils disent

1. La Méditerranée est appelée : Ouaz-oîrît, la « très verte », Bans doute ;i cause de la couleur de ses eaux. La mer Rouge portait I'- nom de Qîm-oîrîl, la « très noire ».

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