‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 173 sur 220 · La cour d'Égj pt«' avail des formules particulières i r · texte numérisé non relu

La cour d'Égj pt«' avail des formules particulières i r

quer l'entrée <•!. la sortie des grands personn i <•-. n- entraient

«levant le roi « au milieu <l«'- paroles élogieuscS <-l en au milieu des eliauls », th/ou lihir moudttOU pirou khlr

Le Nil est comparé à l'un de ces personn i

si Ton danse de joie quand tu sors de l'inconnu, c'est que ta lourdeur1 est anéantissement et corruption.

Aussi quand on t'implore pour obtenir l'eau de l'année, on voit côte à côte les gens de la Thébaïde et ceux du Nord,

on voit chaque individu avec les instruments de son métier, aucun ne demeure en arrière de son voisin ;

nul ne s'habille [en fête] de ceux qui s'habillaient, les enfants de Thot, le dieu des richesses, ne se parent plus de bijoux,

ni la neuvaine des dieux, mais on est dans la nuit.

Dès que tu as répondu par la crue chacun se parfume.

X. — Stabiliteur des vrais biens, désir des hommes, voici des paroles séduisantes 2 pour que tu répondes ;

si tu réponds par les flots de l'Océan céleste à l'humanité, Napri, le dieu grain présente son offrande,

les dieux adorent [toi] tous, les oiseaux ne s'abattent plus sur la montagne ;

quand ce que ta main pétrit serait de l'or, ou la forme d'une brique d'argent,

1. La lourdeur des eaux: elles se répandent avec difficulté sur les terres.

2. Littéralement : « des paroles trompeuses ». On trompait par des paroles insinuantes le dieu qui répondait par l'inondation.

cil. \. — LE DIE1 NIL 29*

ce n'est pas le lapis-lazuli qu'on mange, mais le blé vaut plus que les pierres précieuses

XI. — On a commencé à le chanter sur la harpe, on te chante au rythme des mains,

et les générations de tes enfants se réjouissenl pour toi, et l'on t'a comblé de messages louan geurs;

car il est le dieu de richesse qui parc la terre, qui l'ait prospérer les barques ,;i la Face des bommes,

qui vivifie le cœur «les femmes enceintes H qui aime la multiplicité des troupeaux.

XII. — Quand tu t'es levé dans la cité du prince, alors le riche est rassasié,

le petit fait (i des lotus, toute chose es! solide et de bonne qualité,

tous les herbages sont à ses enfants.

Oublie-t-il de donner à manger ? Le bonheur délaisse les demeures cl la terre tombe dans l<marasme.

C'est une hymne de louange H de reconnaissance qu'on chaule à la gloire du Nil, duquel on attend tout et qui fient entre ses mains les destinées de rÉgypte. Il est vraimenl la Proi idence du paj s des Pharaons. L'Egypte es! heureuse ou malheureuse, joyeuse ou triste, pleine de courage ou abattue, selon qifil lui plail ou non de lui accorder l<- don de ses eaux. 11 est impossible d*imaginer entre les dieux cl les hommes union plus étroite, rappo plus intimes que ceux «pu existaienl entre !«• Nil el

l'Egypte. Il est son Dieu, elle est son pays. Elle ne vit que par lui et lui ne semble exister que pour elle. La contrée doit tout au dieu et le dieu n'est descendu des régions célestes que pour la contrée.

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