‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 175 sur 220 · Mariette. Abydos, 1. 1, pi. xvii, uxv, kliii, xuv · texte numérisé non relu

Mariette. Abydos, 1. 1, pi. xvii, uxv, kliii, xuv

V. MA8PERO, Lu <jr<;n<le Inscription tir l!cni-II<iss<:'!. dani l<"

Recueil df travaux, t. I, p. 179-180

:{. Bouriant, Les tombeaux ffAtêouan, dans l<- Recueil vaiuc, t. X, p. 182-193. Comme résumé d'ensemble, d Lbj Renouf, On ///c priestly character oftheearliesi eyy/ .' lion, dans les Proceedingê, 1889*1890, t. XII, p. 366 «•; info

l'idole, le reste était offert aux assistants avec du vin, des gâteaux et des légumes !.

L<e dieu agréait bien volontiers le sacrifice et se montrait disposé à accueillir favorablement les requêtes de ses fidèles. Il exigeait cependant qu'on se soumît à toutes les règles qu'il avait prescrites et qu'on acceptât toutes ses conditions. Lui-même avait réglé le cérémonial dans ses moindres détails et n'avait rien laissé à l'imprévu. Une preuve irréfragable de l'institution du cérémonial cultuel par le dieu est empruntée à l'exemple de Râ. Avant de remonter au ciel, Râ remplace le sacrifice des hommes par celui des animaux. A l'origine on offrait en effet des sacrifices humains. Le dieu prononça sur les hommes rebelles des paroles de paix et de pardon : « Vos péchés vous sont remis, car le sacrifice exclut l'exécution du coupable ». Ce fut là l'origine des sacrifices sanglants. Le sacrifice humain avait été aux débuts la forme régulière et normale du culte. Ce sacrifice apparaissait comme une cérémonie obligatoire et indispensable. L'homme offrait au dieu son ennemi, celui qui l'avait offensé, celui dont il avait à se plaindre. Le sang de l'homme était seul capable d'apaiser la colère et de gagner les faveurs du dieu. Les indices positifs de l'existence du sacrifice humain sont incontestables. Lorsqu'on déposait sur

1. Voir dans Mariette, Abydos, t. I, pi. lui, une vignette représentant le prince laçant le taureau, reproduite dans Maspero, Histoire, t. I, p. 123.

cil. XI. — LE Mil l. 303

les tombeaux des riches des Ouashbtti, c'est-à-dire des statues et des images, on ne fa i sa il en somme que remplacer les esclaves qu'on égorgeai! dans les premiers temps sur leurs tombes. A I bel même sous la xi.v dynastie, on trouve dans quelques hypogées des tableaux qui laissent entendre qu'on offrait encore, sinon régulièrement, du moins accidentellement, des victimes humaines aux doubles des personnages de distinction '. A la même époque on immolait aux dieux les principaux cbefs ennemis faits prisonniers de guerre. Le sacrifice humain se prolongea jusqu'à l'époque romaine dans certaines villes : par exemple à Eilithya -, à Iléliopolis :!, ou devanl certains dieux comme Osiris *, ou Khronos-Sibou '. Mais ll.ï linil par éprouver une répugnance insurmontable pour le sang humain. Aussi résolut-il de substituer la bête à riiommc et décréta-t-il que le bœuf, la gazelle et les oiseaux seraient désonnais les vie! imes qu'on offrirait aux dieux (i. Il est vrai que cette substitution paraissait n'être, dans l'interprétation commune, qu'une simple fiction. On supposai! en effel

1. MaSPERO, Le lambeau <l<- Manlauhikhopshnuf, dans les Mi maires delà Mission du Caire, t. Y, p. 152 el Bulv.

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