‹ La Religion de l'Egypte ancienneChapitre 176 sur 220 · I. Diodore, I · texte numérisé non relu

I. Diodore, I

:». Si au a EMPIRIC08, III, 24, 221.

6. a l'époque romaine, <>n avail presque partout remplacé les hommes par des gâteaui appelés I Seleccub \

lexandrie, dans Ami mi , iv, p. 172 ou par des animaui

que les partisans d'Apôpi et de Sît, les ennemis de Râ et d'Osiris, s'étaient réfugiés dans le corps de certains animaux ; de sorte que, en égorgeant ces animaux, on croyait bien offrir des victimes humaines. En tout cas, nous sommes à un moment où nous n'avons plus qu'à nous occuper du sacrifice d'animaux et des formalités qui l'accompagnaient. Le prêtre sacrificateur était astreint à u n egiia n d e propreté matérielle. Le dieu l'exigeait impérieusement. Voilà pourquoi l'officiant devait, avant d'offrir le sacrifice, se laver, ouâboii, le visage, la bouche, les mains et le corps. Cette purification était tellement obligatoire et indispensable aux cérémonies du culte que le prêtre en tirait son nom ; il s'appelait en effet ouîbou, le « lavé », le «propre». Les stèles lui donnent parfois le titre de: ouîbou totoul, « propre des deux mains ». D'ailleurs les auteurs classiques eux-mêmes nous apprennent que les prêtres égyptiens prenaient de leur corps les soins les plus scrupuleux *. On pense même qu'on s'éleva jusqu'à l'idée de purification morale 2. Le costume différait selon les circonstances. Dans certains cas, c'étaient les sandales, la peau de panthère à l'épaule et la tresse de cheveux tombant

1. Hérodote, II, xxxvn ; Cf. Wiedemann, HerodoVs zweiies Buch, p. 166 et suiv. Ils se rasaient le corps tous les trois jours; ils se lavaient deux fois par jour avec de l'eau froide, et deux fois chaque nuit. Ils accomplissaient aussi une masse d'autres cérémonies.

2. Le rituel de la purification du célébrant est contenu dans un papyrus de Berlin, analysé par O. de Lemm, Das Ritualbuch des Ammonsdienstes, p. 4 et suiv.

Cil. XI. — LE CUL1 i 306

sur l'oreille droite. Le prêtre remplissait alors les fonctions de 5 a mou el d'Anmouatif*. Dans d'autres cas, c'était le pagne à queue de chacal ou une barbe postiche suspendue au menton -'. Tout ce qui se rapportait au sacrifice avail <;l<' réglé dans les moindres minuties: l'espèce, l'âge, le poil de la victime, la façon de la conduire à l'autel el de l'abattre, le procédé à suivie pour lui ouvrir le corps et la dépecer :*. On examinai! avec l<v plus grand soin les victimes, et l'on reconnaissait à certains signes qu'elles étaient bonnes à être immolées aux dieux. Ecoulons Hérodote. Les Egyptiens pensent que les bœufs appartiennenl à Epaphas, et c'est pourquoi ils les examinent ainsi. Si l'inspecteur découvre dans le bœuf un seul poil noir, ils jugent qu'il n'est p;is pur. In prêtre est préposé à cet oftice, la bête se huant debout ou couebée et tirant la langue, el il examine si elle est exempte des signes dont je parlerai ailleurs. Il examine aussi les poils de la queue pour voir s'ils sont conformes à la nature. Si la bêle esl complètement exempte de tous ces défauts, il la marque en roulant une feuille de papyrus autour de ses cornes, et ensuite avec de la terre à marquer, il y imprime un anneau ; el on amène le bœuf. Quiconque immole un bœuf, qui n'a pas été

1. On ne connaît i>;»s bien î.i signification de ces deui Utrei Cf. Lbpsius, Denkm. Il, 18, 19, 21, 22 : Mabii m, Abydoê, t l. pi. xxxi, xxxu, xxxin, KXZIV, etc.

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