CM. XI. — LE CULTE
des prophétesses remonte bien haut dans l'histoire de TKgyple. Ainsi, dès l'ancien Empire, on Lrouve des prophétesses deThot1 et d'Ouapouattou*. Dana les temples des déesses, elles tenaienl naturellement le premier rôle. Mlles prenaient le titre de leur déesse : prêtresses de Nit, prêtresses d'Hâthor, prêtresses de Pakhît 3. Une foule d'employés de diverses catégories prenaient part aux cérémonies du culte : bouchers pour égorger les victimes, confiseurs, tisserands, celleriers, fleuristes, cordonniers, porteurs d'eau et de lait l. Enfin ce cadre était complété par des cérémonia ires, chargés de diri le prince dans l'accomplissement du culte ei de lui indiquer tous les rites, afin que, dans l'oblation <lu sacrifice, il ne commît aucune cireur capable d'en annuler la valeur. Ce cérémoniaire esl appelé A ///■/habit V « homme au rouleau, ou à la tablette parce qu'il tenait un livre ou une tablette à la main pour diriger le prince officiant dans tous ses mouvements.
Les formalités cérémonielles riaient ordinairement très nombreuses. A A.bydos le prêtre fa i sa il trente-six cérémonies distinctes par jour; à Thèbes,